Jean-Luc Marchand, directeur chez Broadway microbrasserie, Louis-Philippe Laroche, directeur de la Soirée des brasseur et Isaac Tremblay, fondateur de l’événement et cofondateur du Trou du diable de Shawinigan.

Une soirée haute en couleur

Que vous soyez amateur de blanche, de blonde, d’ambrée, de rousse ou de noire, il y avait de la bière de microbrasserie pour tous les goûts à la 9e édition de la Soirée des brasseurs qui se tenait samedi au Parc des Vétérans et sur la promenade Saint-Maurice samedi à Shawinigan.

Dès 13h, les amateurs et les fins connaisseurs ont pu trinquer avec les vingt producteurs présents sur le site. Tout au long de l’après-midi, les visiteurs ont été nombreux à affluer sur le site au plus grand bonheur des organisateurs. 

Les amateurs et les fins connaisseurs ont pu trinquer avec les producteurs.

«L’an passé, nous avons eu 3400 visiteurs et cette année, nous attendons au moins 5000 personnes et peut-être plus. La prévente a été très forte. Souvent, nous avons une arrivée importante de gens lors de la fin du Grand Prix de Trois-Rivières», raconte Isaac Tremblay, fondateur de l’événement et cofondateur du Trou du diable de Shawinigan.

Il ajoute que pour les visiteurs tout comme pour les brasseurs, c’est une occasion exceptionnelle de pouvoir échanger sur les bières de microbrasserie. «C’est vraiment une soirée formidable, les gens sont heureux et ils peuvent goûter plusieurs sortes de bières, la soirée est très conviviale», souligne-t-il.

Pas moins de 20 brasseurs 

Cette année, vingt brasseurs ont fait le voyage et sont venus faire découvrir leurs produits aux gens de Shawinigan et des environs. Certains sont venus de très loin, notamment de Gatineau, de Carleton-sur-Mer, d’Ontario et de Colombie-Britannique. Notons aussi la participation de la microbrasserie Del Ducato d’Italie. «Nous sommes vraiment chanceux de pouvoir rencontrer tous ces producteurs, de parler avec eux et de goûter leurs produits», mentionne Louis-Philippe Laroche, directeur de la Soirée des brasseurs.

C’est notamment le cas de Denis Douville qui s’est fait servir une Myrique Boisée de la Microbrasserie Le Naufrageur. «J’aime essayer différentes bières et cette soirée nous permet de goûter plusieurs produits. C’est très intéressant», relate-t-il. De son côté, Caroline Matteau, sa conjointe, a sélectionné le Gruit Gaspésien, une découverte qu’elle désirait faire. «J’aime beaucoup la Soirée des brasseurs. Ça permet de découvrir des produits. Cependant, il y a un peu moins de brasseurs cette année», fait-elle remarquer.

Une occasion de partager

Pour les brasseurs, cette soirée leur permet d’échanger et de discuter à propos des techniques et des recettes, mais aussi de goûter les produits des autres. D’ailleurs, il semble que les brasseurs organisent toujours une soirée légèrement arrosée la veille de l’événement entre eux, histoire de préparer leurs papilles à la soirée grand public. De plus, sur le site, les visiteurs peuvent aussi manger une bouchée en raison de la présence sur le site de quatre restaurateurs de Shawinigan.


Une ambiance festive

Sur le site, il y avait également des prestations d’artistes sur la scène, au plus grand plaisir des amateurs de bières qui ont pu déguster et savourer leurs trouvailles au son des différents groupes. 

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, était d’ailleurs présent et a eu le temps de faire quelques découvertes. «C’est un événement qui interpelle les jeunes et qui attire beaucoup de gens. Je suis persuadé que la Soirée des brasseurs est un événement qui va rester et qui va croître», affirme-t-il en regardant autour de lui, visiblement heureux et fier du succès de l’événement.

Une ville écartée

Rappelons d’ailleurs que la ville de Shawinigan a été écartée du circuit de la Route des brasseurs de la Mauricie. La microbrasserie Le Trou du Diable s’y est fait refuser l’accès et, par solidarité, Broadway microbrasserie s’est retirée du circuit. L’absence du Trou du diable sur la Route des brasseurs a suscité de multiples réactions, la ville de Shawinigan étant la seule à ne pas compter de microbrasseries au sein du circuit. 

«Lors de notre affiliation avec Molson, nous avons réalisé que nous ne faisions plus partie du regroupement des microbrasseurs. Nous avons négocié avec le Regroupement des microbrasseries de la Mauricie (RMM), mais nous avons frappé une impasse. Je ne vais pas enlever mon nom pour être dans la Route des brasseurs de la Mauricie, ça n’a pas de sens», s’exclame Issac Tremblay.

Jean-Luc Marchand, président chez Broadway Microbrasserie, était sur le comité qui a rédigé les conditions d’inclusions. «Il y a eu de la mauvaise foi. Le débat s’est déplacé et il est devenu un débat d’idéologies. Au départ, le Trou du diable satisfaisait tous les critères, mais il y en a qui ont été ajoutés en cours de route», raconte-t-il.

Visiblement déçues de la tournure des événements, les deux microbrasseries ses disent ouvertes à négocier. Quoi qu’il en soit, les gens ont été nombreux à se rendre à Shawinigan pour déguster les bières des microbrasseries présentes et à trinquer entre amis.