Patrick Charlebois à droite a fait de belles rencontres au WMC. On reconnaît sur la photo les marathoniens Michael Wardian et Ryan Hall ainsi que BethAnn Telford.

Une semaine infernale pour Patrick Charlebois

Même s'il est un athlète aguerri, le Trifluvien Patrick Charlebois vivra cette semaine son plus difficile défi sportif. Le participant au World Marathon Challenge (WMC) tentera de courir sept marathons sur sept continents en autant de jours.
«Son état d'esprit avant ce défi est un mélange d'anxiété et de nervosité», affirmait dimanche après-midi Jean Beauchesne, l'attaché de presse de Patrick Charlebois.
Cette semaine infernale devait, si les conditions météorologiques le permettaient, commencer la nuit dernière. Sous le soleil de minuit de l'Antarctique, Patrick Charlebois et les autres participants à ce défi extrême devaient donc courir le premier marathon de la semaine. 
«Si les conditions sont acceptables et permettent à un avion de décoller après le marathon, le défi doit commencer dans la nuit de dimanche à lundi», ajoutait Jean Beauchesne. 
«Les communications sont toutefois très difficiles avec l'Antarctique. Je vais savoir s'il a pu prendre le départ lorsqu'il va pouvoir utiliser un téléphone satellitaire après sa course.»
Dimanche, les prévisions météorologiques pour le glacier de l'Union, d'où a lieu le premier marathon du WMC, étaient favorables. Le ciel devait être partiellement couvert et le mercure devait indiquer environ -14 degrés Celsius. Le fait que ce premier marathon se passe de nuit n'a pas beaucoup d'incidence pour les athlètes, étant donné que l'Antarctique est actuellement en été et que le soleil brille à toutes heures du jour. 
Il est primordial que le départ du marathon de l'Antarctique soit donné alors que les conditions météorologiques sont belles. Dès le début de ce marathon, le chronomètre du WMC est déclenché et les participants auront 168 heures pour compléter les sept marathons sur les sept continents. 
Patrick Charlebois, qui a déjà participé aux grands marathons de New York, Boston, Chicago, Berlin, Londres et Tokyo, est sur le continent glacé depuis samedi. Il a pu se préparer en testant son matériel et en s'acclimatant aux conditions particulières de cette terre qui ne compte aucun résident permanent. «Samedi, les participants au WMC ont pu assister à un ultra-marathon de 100 km, un autre événement qui se tient au même moment», précisait Jean Beauchesne.  
La semaine de Patrick Charlebois sera fort occupée. Après le marathon de l'Antarctique, il s'envolera avec les autres participants vers Punta Arenas au Chili (Amérique du Sud), puis vers Miami aux États-Unis (Amérique du Nord), Madrid en Espagne (Europe), Marrakech au Maroc (Afrique), Dubaï aux Émirats arabes unis (Asie) pour finalement terminer le défi à Sydney en Australie (Océanie). S'il arrive à compléter ce défi extrême, le Trifluvien aura couru un marathon par continent à la fin de la semaine.  
Côtoyer de grands athlètes
Les réputations de certains participants au WMC les précèdent. Parmi les coureurs exceptionnels qui prennent part à ce défi, il y a notamment les Américains Michael Wardian et Ryan Hall.  
«Patrick se considère privilégié de rencontrer ces athlètes d'exception. Le WMC regroupe plusieurs coureurs de l'élite», soulignait Jean Beauchesne. 
Une rencontre a particulièrement ému le coureur de Trois-Rivières. 
«Il est beaucoup inspiré par BethAnn Telford, une coureuse américaine de 47 ans qui lutte depuis quelques années contre un cancer du cerveau. Comme Patrick Charlebois, qui s'est associé à la Fondation régionale pour la santé de Trois-Rivières (RSTR), elle amasse des fonds pour améliorer les soins de santé», notait M. Beauchesne.