Le président de l'Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux, Steve Massicotte.

Une saison en deçà des attentes pour le poisson des chenaux

La 76e saison de pêche aux petits poissons des chenaux est maintenant du passé à Sainte-Anne-de-la-Pérade. D'ici quelques jours, le petit village sur la glace sera démonté et les pourvoyeurs feront le bilan de cette saison qui aura accueilli près de 85 000 visiteurs. Pendant ce temps, la pêche blanche sur le lac Saint-Pierre se poursuit pour encore quelques semaines.
<p>François Lalandre, Julie Tremblay et Victor Sibre ont profité hier de la dernière journée de pêche à Sainte-Anne-de-la-Pérade. </p>
<p>Claude Desaulniers de la pourvoirie Qui-Mauricie. </p>
Le temps influence directement le succès de la pêche blanche. À Sainte-Anne-de-la-Pérade, la saison a débuté du bon pied le 26 décembre grâce à des températures très froides. Par la suite, le redoux du mois de janvier, accompagné de pluie verglaçante, a fait baisser l'achalandage.
«Nous avons connu un très bon départ et un excellent temps des Fêtes. Par la suite, c'était plus difficile. Nous avons eu des froids extrêmes et un redoux», se souvient Steve Massicotte, le président de l'Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux.
«Les conditions changeantes ne nous ont pas permis de connaître une saison record, comme on pouvait s'y attendre après un aussi bon début de saison», ajoute-t-il en soulignant qu'une saison de pêche engendre des retombées économiques de 4 à 5 millions $ pour Sainte-Anne-de-la-Pérade. «La pêche blanche est importante pour l'industrie touristique de la région.»
Quelques activités devraient revenir l'an prochain. Les spectacles, la place du festival, la zone des apprentis pêcheurs ainsi que le tournoi de volley-ball seront certainement de retour, tant ces activités ont bien fonctionné cette saison. «Nous allons toutefois remettre en question le sentier de patinage de deux kilomètres. Il n'était pas très populaire et demandait énormément d'entretien», ajoute M. Massicotte.
Une meilleure saison sur le lac Saint-Pierre
Le moratoire de la pêche à la perchaude dans le lac Saint-Pierre a fait très mal l'an dernier aux pourvoyeurs. Ceux-ci ont noté en 2013 une diminution de la clientèle de près de 40 %. Toutefois, les pêcheurs étaient nombreux cette année à la recherche d'autres espèces de poissons aux populations plus nombreuses.
Les pêcheurs peuvent encore espérer passer quelques journées sur la glace du lac Saint-Pierre. «Il reste encore deux ou trois semaines de pêche sur le lac. Dès que la glace ne sera plus sécuritaire et que les brise-glaces vont commencer leur travail, nous allons déménager les cabanes de pêche sur la rivière du Loup», explique Claude Desaulniers de la pourvoirie Qui-Mauricie, qui espère ainsi que la saison de pêche blanche puisse se poursuivre encore quelques semaines.
M. Desaulniers affirme de plus que les efforts de développement du secteur de la rivière du Loup par le nouveau maire de Louiseville, Yvon Deshaies, portent déjà leurs fruits. Le pourvoyeur n'hésite pas à comparer le maire à celui de Québec, Régis Labeaume. «Notre maire a fait un refuge pour les raquetteurs et les skieurs. Il développe très bien la rivière du Loup. Et ça nous amène des clients.»
La pourvoirie Paulhus de Pierreville connaît aussi une meilleure saison cette année qu'en 2013. Son propriétaire, Mario Paulhus, estime qu'il peut encore accueillir les clients pour deux ou trois week-ends. «Nous avons une bien meilleure saison cette année. Nous connaissons une augmentation de nos réservations», précise M. Paulhus qui avoue que la fermeture du centre de pêche Lemay de Baie-du-Febvre est en partie responsable de ce bon bilan.
Autant sur la rive sud que sur la rive nord, la pêche est bonne cette saison. «Nous sommes témoins de succès de pêche comme nous n'en avons jamais vu», affirme M. Desaulniers.
Son collègue de Pierreville, Mario Paulhus, souligne que même si les perchaudes continuent à mordre aux lignes, ces poissons doivent toutefois être systématiquement remis à l'eau, les pêcheurs sont désormais à la recherche de dorés et de brochets. La pêche blanche sur le lac Saint-Pierre doit s'adapter au moratoire.