Gaston Bouffard et Lise Benoit.

Une retraite dédiée au bénévolat

Discuter avec Gaston Bouffard et son épouse Lise Benoit est générateur à la fois d'énergie et d'admiration. Le couple du secteur Grand-Mère de Shawinigan est impliqué dans une foule d'organisations locales, et dédie la quasi-totalité de son agenda à autrui.
Gaston Bouffard a 77 ans et sa femme franchira le cap des 75 ans ce mois-ci. Ensemble, ils sont impliqués dans la chorale du Rocher, le Club de ski de fond du Rocher, la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-de-la-Mauricie, le Rendez-vous des peintres de Sainte-Flore, la Société d'horticulture de Shawinigan-Sud et plusieurs services offerts par le Centre d'action bénévole de Grand-Mère.
Le couple qui célébrera son 55e anniversaire de mariage en août a quitté Grand-Mère en 1962 pour suivre la carrière de M. Bouffard, un militaire affecté notamment à Valcartier et à Saint-Jean-sur-Richelieu. L'implication du duo a commencé dès le début des années 1970 et s'est intensifiée jusqu'à la période de la retraite de M. Bouffard, en 1993.
«J'avais pris des cours de seconde carrière pour continuer à travailler. Finalement, je n'ai pas retravaillé! Je suis devenu un bénévole à temps plein. En 1995, on était assez dans le bénévolat: on faisait des 50-60 heures par semaine dans toutes sortes d'activités. J'ai dit: ''Là, je prends ma retraite pour vrai'', et on est revenus à Grand-Mère», raconte M. Bouffard. Les choses ne se sont pas passées ainsi...
La seule activité qu'il prévoyait entreprendre était de joindre la chorale du Rocher, dont il venait voir les concerts, notamment parce que sa soeur en faisait partie. Peu après avoir manifesté son intérêt à chanter, il fut recruté dans le conseil d'administration du choeur, qu'il préside depuis 20 ans. Son épouse est également impliquée dans les activités de la chorale pour tout ce qui touche le volet social.
Lorsqu'il demeurait à Saint-Jean-sur-Richelieu, Gaston Bouffard venait souvent skier au Club de ski de fond Le Rocher. Il s'était aussi dit qu'en s'établissant à Grand-Mère, il pourrait en faire plus! «Dans le journal, j'ai vu qu'il y avait une réunion au club. J'y suis allé et je me suis retrouvé dans le comité. On est encore là! Quand j'ai été président, pendant deux ans, on a passé deux hivers là tous les jours», indique-t-il.
M. et Mme Bouffard sont en charge de plein de détails d'organisation du club, et l'homme du couple a eu le temps de skier 63 fois cet hiver, pour un total de 648 km de ski de fond.
M. Bouffard a également à coeur un autre comité sur lequel il siège, soit celui qui veille au nettoyage et à la revitalisation du parc de la Rivière-Grand-Mère.
«Il y a aussi le Centre d'action bénévole. On est dans le courrier des jeunes depuis 10 ans, dans la popote volante depuis au moins 15 ans, à la distribution des jouets pour l'Atelier des farfadets, au triage des vivres amassés à la Grande guignolée des médias...», énumère M. Bouffard, qui est aussi photographe officiel du CAB depuis 18 ans.
Bénévole pour la Société d'horticulture de Shawinigan-Sud, le couple s'occupe aussi de fleurir et d'entretenir l'aménagement paysager du Centre d'action bénévole de Grand-Mère. «On y passe 150 heures par été. On fait les jardinières nous-mêmes, on arrose... On y va presque tous les jours», disent-ils en choeur.
Parents de trois garçons et grands-parents de quatre petits-enfants, M. et Mme Bouffard sont aussi artistes à leurs heures, elle comme peintre et lui comme sculpteur sur bois. Ils sont d'ailleurs impliqués dans le Rendez-vous des peintres de Sainte-Flore depuis ses débuts.
«Moi, le but de mon implication, c'est de pouvoir améliorer les choses. J'aime aider le monde qui en a besoin», commente Gaston Bouffard pour justifier le fait que finalement, il n'a pas pris sa retraite du bénévolat en revenant à Grand-Mère! «Ça nous valorise de voir des gens heureux, contents de ce qu'on fait», ajoute sa femme.