Yves-François Blanchet

Une rencontre satisfaisante pour les maires

En plus des 10 maires de la MRC des Chenaux qui ont eu l'occasion cette semaine de rencontrer en privé à Saint-Luc-de-Vincennes le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, les préfets, maires de grandes villes et maires de villes dites «de centralité» ont pu prendre le petit déjeuner, jeudi matin, à Shawinigan, en compagnie du ministre de l'Environnement et responsable de la région, Yves-François Blanchet et de son collègue des Affaires municipales, en présence des députés Luc Trudel et Noëlla Champagne. Même la première ministre y a fait un saut. Ils en ont profité pour se parler dans le blanc des yeux et se dire quelques vérités.
À l'ordre du jour: lourdeur administrative, contraintes environnementales, pacte fiscal, taxe d'accise, voirie, transport collectif et Internet... ou plutôt, l'absence d'Internet.
De l'avis même du ministre Blanchet, les maires ruraux ne passent pas par quatre chemins pour se faire comprendre. «Ce sont des gens avec un franc-parler et j'aime ça. J'en ai aussi profité pour réitérer le message concernant le Fonds de diversification économique parce que des régions ont embarqué plus que d'autres. Je m'attends maintenant à d'autres projets, de plus gros», observe-t-il.
Pour sa part, le ministre Gaudreault a confié qu'au-delà des dossiers courants, ces rencontres avec les élus lui permettaient aussi de faire le bilan de sa double mission puisqu'il est aussi ministre des Transports.
À ce propos, dans le dossier du pont de Saint-Stanislas, il n'a pas manqué de rappeler que sous les libéraux, il y avait une ministre des Transports qui s'appelait Julie Boulet, «une ministre responsable de la région qui devait le traverser souvent, ce pont» ce qui n'a pas empêché qu'il fut laissé à l'abandon pendant des années.
«On aura bientôt la prochaine programmation au ministère des Transports et on pourra en reparler à ce moment», a résumé le ministre. Des propos qui ont réconforté la députée Noëlla Champagne qui fait des pressions au sujet de ce pont depuis presque 10 ans et qui espère maintenant un échéancier de 5 ans maximum.
Le président de la Conférence régionale des élus de la Mauricie, le maire Gérard Bruneau, a tellement aimé le blitz des ministres péquistes dans la région qu'il a demandé au ministre des Affaires municipales de revenir plus souvent avec ses collègues.
«On a eu une bonne écoute du ministre Gaudreault et il donnera suite à nos demandes dans la mesure du possible. Au sujet du pont sur la rivière Batiscan, à la hauteur de Saint-Stanislas, le ministre s'est donné la peine de regarder nos cartes lorsqu'il est venu à Saint-Luc-de-Vincennes. Je suis confiant dans ce dossier. On a aussi parlé de l'eau de Saint-Prosper et Saint-Stanislas. Tous les maires ont eu l'air contents et satisfaits de la rencontre.»
Sur la question d'Internet, soulevée lors du petit-déjeuner de jeudi par le préfet de la MRC de Maskinongé, Robert Lalonde, le ministre Gaudreault a reconnu qu'il s'agissait de l'enjeu de l'heure. C'est pourquoi il a accordé une subvention à la MRC de Maskinongé pour faire une étude sur la question.
Le député Luc Trudel qui participait à la réunion des maires et des préfets, admettait lui aussi que tout était plus simple quand les ministres venaient sur le terrain rencontrer les maires au lieu de l'inverse. Malheureusement, note-t-il, un gouvernement minoritaire est doublement pressé par le temps et doit vivre avec des échéanciers très serrés.
«C'est certain que les élus ont eu la chance de rencontrer plusieurs ministres et d'échanger. Juste le maire Michel Angers, il a rencontré la première ministre à trois reprises! Le préfet de la MRC des Chenaux, Gérard Bruneau a rencontré Mme Marois deux fois, sans compter que les maires ont pu voir en même temps le ministre responsable de la région et le ministre des Affaires municipales. C'était un moment privilégié», a-t-il conclu.