Les fondateurs du Centre de réhabilitation de la faune Cécropia, Maxime Descôteaux et Steeve Richards.

Une première année mouvementée

LA TUQUE — Dans peu de temps, le Centre de réhabilitation de la faune Cécropia va souffler sa première bougie. On peut dire que l’année 2018 n’a pas été de tout repos, mais c’est la tête pleine de projets que les fondateurs du refuge ont entamé l’année 2019.

«L’année 2018 nous a permis de clarifier notre mission et de nous adapter. Ç’a été une première année mouvementée […] On veut réhabiliter et remettre en liberté les animaux du Québec. Il faut aussi éduquer la population à la cohabitation et la conservation de différentes espèces fauniques et faire le soutien de notre écosystème», souligne un des fondateurs du refuge, Maxime Descôteaux.

Ce dernier voulait aller plus loin que la réhabilitation. On a également profité d’événements de toutes sortes pour faire de la sensibilisation.

«C’est important d’éduquer la population. On a remarqué un grand manque de connaissance cette année», note M. Descôteaux.

«On se doit d’expliquer pourquoi on fait ça. On explique aussi aux gens pourquoi on demande de l’argent. Les gens ont beaucoup cru en notre mission. On a amassé beaucoup de dons. Les gens sont très reconnaissants. Il faut dire qu’on n’a pas de soutien du gouvernement, on vit de l’argent que les gens nous donnent», ajoute-t-il.

Une centaine de ratons laveurs, une soixantaine d’écureuils, une trentaine de moufettes, des marmottes, des oiseaux en quantité industrielle et même un ours. Le Centre a reçu aux alentours de 500 animaux cette année.

Malheureusement, le refuge n’est pas ouvert au public même si la demande est là. Toutefois, un nouveau projet devrait se concrétiser à l’été 2019 qui permettrait de voir les animaux.

«On veut le moins possible imprégner les animaux à l’humain. C’est pour ça qu’on n’ouvre pas au public, mais il y a un beau projet qui s’en vient à Saint-Alexis-des-Monts. On va déménager une grande partie des animaux non réhabilitables à l’hôtel Sacacomie. On ne veut pas en dire plus pour le moment. On pense que ça devrait être sur pied à l’été 2019», a fait savoir Maxime Descôteaux.

On a aussi fait des découvertes intéressantes en 2018. Le Centre de réhabilitation de la faune Cécropia a reçu des petits polatouches, une espèce d’écureuil volant que l’on peut trouver en Amérique du Nord. Un mammifère dont la répartition au Québec est limitée principalement au secteur sud-ouest de la province. C’est une dame qui les a contactés pour un écureuil en détresse à Grande-Piles.

«On a eu une petite hésitation en raison de sa taille qui était inhabituellement petite surtout à ce moment-là de la saison. On a contacté un biologiste du ministère pour l’identifier. On s’est aperçu qu’il n’y avait jamais eu de mention et que les plus près étaient en Outaouais. C’est le fun de voir qu’il s’est déplacé. Cette espèce-là est sur le point d’être sur la liste des espèces menacées. C’est assez spécial et c’est une très belle découverte […] On en a eu un qui venait de Grandes-Piles et l’autre de Saint-Élie-de-Caxton», a affirmé M. Descôteaux.

Depuis l’ouverture du centre, plusieurs types d’animaux ont été recueillis. Pour les fondateurs, il a fallu créer tout un réseau de contacts pour sauver le maximum d’entre eux. «Il faut connaître plusieurs biologistes et experts. Par exemple, on a eu des tortues… ce n’est pas tout le monde qui est expert en tortues, mais il faut en prendre soin de la bonne façon quand même. Il faut respecter les impératifs biologiques», a conclu Maxime Descôteaux.