Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

«Une page d’histoire qui se tourne»

SHAWINIGAN — L’annonce du départ de la ministre et députée de Laviolette Julie Boulet lors des prochaines élections provinciales a évidemment fait réagir la classe politique en Mauricie. Et alors que certains ont côtoyé Mme Boulet plus longtemps que d’autres, tous s’entendent pour saluer ses qualités de politicienne mais surtout son dévouement incontestable pour les citoyens de son comté mais aussi de toute la Mauricie.

«Elle a été une excellente collaboratrice, une bonne ministre et une bonne leader. Shawinigan a certainement tiré profit de sa présence à l’Assemblée nationale, mais elle avait aussi à coeur le développement de toute la Mauricie. Pour moi et pour bien d’autres, j’en suis certain, c’est véritablement une page d’histoire qui se tourne aujourd’hui», a déclaré le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Un peu surpris d’apprendre son départ alors que rien ne laissait présager une telle décision il y a quelques semaines encore, Michel Angers dit comprendre les raisons qui ont poussé Julie Boulet à prendre cette décision. «S’il y a quelqu’un qui peut comprendre à quel point la vie politique amène une charge de travail et nous force à faire des sacrifices, c’est bien moi. C’est un engagement de tous les instants, et la vie de parlementaire en plus force à être à l’extérieur de sa région très souvent. Je salue le travail de la députée de Laviolette et de la ministre régionale au cours de toutes ces années», ajoute Michel Angers.

Le maire de La Tuque croit que les électeurs de Laviolette votaient d’abord pour la femme avant le parti qu’elle représentait. «C’était une femme qui était plus aimée que son parti, je le dis et je le pense». Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, estime que la Haute-Mauricie perd une grande alliée qui a «excessivement aidé» le milieu depuis 17 ans.

«Elle avait une bonne connaissance des dossiers et elle les défendait avec acharnement. C’est une femme de terrain et très près des gens», a lancé M. Tremblay.

Ce dernier n’a pas manqué de souligner l’implication de Julie Boulet au niveau de la route 155 et de la voie de contournement à La Tuque.

«Ç’a été de grands gains pour la Haute-Mauricie. De mon côté, on avait de bons échanges professionnels», a-t-il indiqué.

Par ailleurs, le maire de La Tuque n’a pas été surpris de la décision de Julie Boulet.

«Du moment qu’elle a dit qu’elle ne commentait pas les rumeurs, on savait ouvertement que c’était le signal de la fin, mais on n’a pas senti de relâchement dans son travail», a-t-il ajouté.

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a également souligné le dévouement de Mme Boulet au cours de toutes ces années.

«Si on regarde le nombre d’années que font les députés, elle est au-dessus de la moyenne. Après toutes ces années, je comprends la décision de Julie. Quand on fait ce travail, il faut avoir la flamme et elle l’a dit. Elle est honnête en prenant cette décision-là. Elle l’est vis-à-vis elle-même et ses concitoyens. Je l’ai toujours appréciée et défendue. Chaque fois que j’avais un dossier, elle était toujours au rendez-vous pour m’aider à le réaliser», a raconté M. Lévesque.

À Saint-Tite, ville natale de Julie Boulet et où elle a exercé le métier de pharmacienne de nombreuses années, en plus d’être présidente du Festival western, la mairesse Annie Pronovost n’avait que de bons mots à dire sur la députée. «Je suis surprise, mais tout ce qu’on veut pour elle c’est son bonheur. Elle a accompli de grandes choses et elle a été très présente», a indiqué Mme Pronovost.