C'est à proximité des condos de Trois-Rivières-sur-Saint-Laurent, derrière l'Amphithéâtre Cogeco, que sera bâtie la résidence.

Une nouvelle résidence pour les religieuses à Trois-Rivières-sur-Saint-Laurent

TROIS-RIVIÈRES — C’est maintenant confirmé, les quelque 200 membres des congrégations religieuses des Ursulines, des Filles de Jésus et des Carmélites déménageront sur le site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent.


La construction de la résidence qui verra le jour sur l’avenue des Draveurs, soit derrière l’Amphithéâtre Cogeco, débutera à la fin du mois d’avril. Les religieuses ont décidé de faire confiance au Groupe Lokia pour la réalisation de cet important projet évalué à environ 40 millions de dollars. Cette entreprise œuvrant dans la gestion de résidences spécialisées pour personnes âgées possède déjà des installations similaires dans la région de Québec, au Saguenay – Lac-Saint-Jean ainsi qu’au Nouveau-Brunswick. Par ailleurs, une de ses résidences est en partie occupée par des membres des Servantes du Saint-Cœur de Marie et des Ursulines.

La future résidence trifluvienne, qui comptera environ 250 unités, sera donc également ouverte aux laïcs. Si tout se déroule comme prévu, les religieuses devraient pouvoir y emménager en juin 2019.

Initialement, les religieuses des trois congrégations devaient emménager dans l’agrandissement de la résidence Sainte-Famille, située au bord de la rivière Saint-Maurice dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Après avoir annoncé en grande pompe la construction du bâtiment comptant 134 unités au début de l’automne dernier, le groupe Dion, promoteur de ce projet, a indiqué par voie de communiqué en décembre dernier que le lien d’affaires avec les trois congrégations religieuses avait été rompu. Quelques semaines plus tôt, on avait appris que le site où le groupe Dion projetait de construire la résidence était contaminé. Le site a été nettoyé, mais cela a entraîné des retards
importants dans la réalisation du projet.

Le président du Groupe Lokia, le Dr Guy Tremblay, soutient que les membres de son équipe ont été à l’écoute des demandes et des besoins des religieuses. Il ajoute que le terrain choisi pour la relocalisation, tout comme les plans du bâtiment répondent aux attentes des communautés. De plus, il assure que son entreprise accompagnera les religieuses dans cette importante transition. Dans cette optique, il explique que les pourparlers ayant mené à la conclusion de cette entente se sont déroulés suivant les exigences des religieuses.

«Ce n’était pas difficile, mais il fallait être droit. Il fallait bien faire les choses», indique M. Tremblay.

Ce dernier mentionne que le processus s’est déroulé très rapidement. Généralement, un projet d’une telle envergure peut nécessiter entre 20 et 22 mois de travaux préparatoires lorsqu’on commence à zéro. Dans le cas actuel, le tout s’est ficelé en seulement deux mois. Conscient qu’une partie du travail avait déjà été effectuée par les congrégations et le premier promoteur, M. Tremblay précise tout de même que la collaboration de tous les intervenants impliqués a été essentielle afin de respecter ces échéanciers serrés. Il souligne notamment la volonté de la Ville de Trois-Rivières de voir ce projet se concrétiser rapidement.

«Les religieuses s’étaient déjà engagées à respecter des échéanciers et nous voulions qu’elles puissent les respecter. Elles ont donc aimé notre approche», explique le promoteur, faisant notamment référence à la conversion prochaine du couvent Kermaria du boulevard Saint-Louis appartenant aux Filles de Jésus en résidence pour personnes âgées à faible ou à moyen revenus.

Pour leur part, les religieuses se disent soulagées que ce dossier soit finalement réglé. La supérieure générale des Ursulines, Sœur Cécile Dionne, est très confiante que le Groupe Lokia sera en mesure de respecter les échéanciers. Elle avoue que c’est pour cette raison que les trois congrégations ont décidé de confier le projet à M. Tremblay et son équipe. Rappelons que des membres des Ursulines habitent déjà dans une résidence appartenant à Lokia qui a récemment été construite dans le secteur Beauport à Québec.

«Ça prenait un promoteur qui était en mesure de répondre à nos besoins», poursuit-elle.

Par ailleurs, la supérieure générale n’entretient aucune rancœur envers le premier promoteur, le Groupe Dion. Selon elle, le lien d’affaires entre les trois congrégations et ce dernier a dû être rompu en raison de circonstances hors de son contrôle. «Nous avions pris les bonnes mesures et nous étions en sécurité. Mais ce sont des imprévus [qui sont survenus]», laisse-t-elle tomber.