Jean-Claude Germain et Philippe Sergerie sont respectivement président et vice-président du Festival de Chasse de La Tuque.

Une nouvelle organisation en place pour le Festival de chasse de La Tuque

LA TUQUE — «Le Festival de chasse appartient à La Tuque comme le Festival western appartient à Saint-Tite. Ça ne pouvait pas se finir comme ça.»

C’est dans ces mots que Jean-Claude Germain décrit l’événement incontournable de l’automne en Haute-Mauricie. L’homme d’affaires latuquois a repris les rênes du festival avec un nouveau comité organisateur. Il s’agit d’un nouveau souffle pour l’événement qui repart sur de nouvelles bases, mais avec la même âme. «Le monde change, il faut changer. Il va y avoir beaucoup de changement. Le festival ne sera plus ce qu’il était. On va grossir. J’ai une belle vision avec le nouveau comité et la façon qu’on va travailler pour le Festival de chasse pour les années à venir. Je me suis donné cinq ans pour l’upgrader comme il faut», lance Jean-Claude Germain, président du Festival de chasse.

Plusieurs modifications vont marquer la prochaine édition. D’abord le Festival de chasse est désormais un organisme à but non lucratif (OBNL). La célèbre tente du chasseur sera chose du passé. Les nouveaux organisateurs ont confirmé que les activités auraient lieu au Colisée Denis-Morel pour une question de coût et de logistique. «C’est simple, on partait avec deux prises si on gardait la tente. Ça coûtait 50 000 $ en partant. On se demande après pourquoi la rentabilité n’est pas là. On va y aller pour des coûts moindres et le cachet va être aussi beau. Il va y avoir des décorations dans le Colisée et on va tout faire pour ne pas qu’on voie qu’on est dans un Colisée. Ça va ressembler à la tente. Pour les finances, il fallait éliminer ces frais de 50 000 $ en partant», indique M. Germain.

Ce dernier est bien conscient que c’est une véritable course contre la montre pour l’organisation de l’édition 2019. Il s’est entouré d’un comité organisateur et a convaincu Philippe Sergerie de devenir son bras droit en tant que vice-président.

«J’ai été impliqué pendant 12 ans, soit en arrière des bars ou assis autour de la table. J’ai pris deux ans de pause. Jean-Claude m’a sorti de ma retraite», lance celui qui a été président de l’événement pendant quatre ans.

Habituellement, les organisateurs commençaient à travailler sur le festival en début d’année. Les nouveaux dirigeants ont amorcé le travail en mai et confirment qu’il n’y a «pas de temps à perdre» et qu’il y a «beaucoup d’ouvrage».

«Ne soyez pas inquiets, on va avoir un beau festival», assure le président Jean-Claude Germain.

Le comité a également demandé à la Ville d’avoir un local disponible à l’année pour l’événement.

«On ne peut pas faire ça chacun chez nous. On veut centraliser ça», explique Jean-Claude Germain.

De son côté, le conseil municipal s’est engagé à remettre un budget de 10 000 $ au Festival de chasse en 2019 en plus de s’engager à prêter le Colisée du 24 octobre au 5 novembre pour la tenue de l’événement.

Du temps de glace devra être déplacé pour d’autres organisations, mais la Ville assure qu’il n’y aura pas de temps de glace de perdu. Les gens devraient être avisés sous peu. La Ville va également continuer de prêter deux ressources physiques pour l’organisation de l’événement.