Le Fonds Gilles-Rousseau de la Fondation régionale pour la santé de Trois-Rivières a procédé mardi au lancement de sa campagne annuelle «»Une moustache pour mon CH. Sur la photo, on retrouve à gauche Marie-Eve Croteau, coordonnatrice du développement à la Fondation RSTR, Mario Fournier, directeur général et directeur de la programmation chez Bell Média Trois-Rivières, Mathieu Maltais, directeur des planificateurs financiers à la Banque Nationale et à droite, le Dr Alain Maillette, urologue au centre hospitalier régional de Trois-Rivières et président du Fonds Gille-Rousseau.
Le Fonds Gilles-Rousseau de la Fondation régionale pour la santé de Trois-Rivières a procédé mardi au lancement de sa campagne annuelle «»Une moustache pour mon CH. Sur la photo, on retrouve à gauche Marie-Eve Croteau, coordonnatrice du développement à la Fondation RSTR, Mario Fournier, directeur général et directeur de la programmation chez Bell Média Trois-Rivières, Mathieu Maltais, directeur des planificateurs financiers à la Banque Nationale et à droite, le Dr Alain Maillette, urologue au centre hospitalier régional de Trois-Rivières et président du Fonds Gille-Rousseau.

Une moustache pour mon CH: des moustaches pour la cause malgré les masques

Amélie Houle
Amélie Houle
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Ce n’est pas parce que le masque est obligatoire dans les lieux publics que la moustache n’aura pas la cote au cours du mois prochain, bien au contraire. En effet, puisque le cancer de la prostate ne prend pas de pause, le Fonds Gilles-Rousseau de la Fondation régionale pour la santé de Trois-Rivières (RSTR) a tout de même procédé mardi au lancement de sa campagne annuelle «Une moustache pour mon CH».

Au cours du mois prochain, le Fonds Gilles-Rousseau poursuivra ainsi sa mission de sensibilisation dédiée à la santé masculine, avec toutefois quelques petits changements au programme, pandémie oblige.

«Ça va être différent cette année parce qu’on ne peut pas faire d’événements en présentiel, donc tout ce qui est rassemblements festifs entourant la moustache n’est pas possible cette année. C’est pourquoi on a misé sur la collecte de dons en ligne au niveau des entreprises entre autres, mais la population est également invitée à se mobiliser à amasser des dons comme vont le faire nos ambassadeurs», explique Marie-Eve Croteau, coordonnatrice du développement à la Fondation RSTR.

Pour ce faire, l’événement propose deux volets majeurs pour la 13e édition de la campagne, soit une collecte de dons en ligne ainsi qu’une clinique de dépistage du cancer de la prostate.

Ainsi, dès maintenant et jusqu’au 30 novembre, autant la population que les entreprises de la région sont invitées à se mobiliser pour la cause par le biais de la campagne en ligne en s’inscrivant notamment auprès de la Fondation pour obtenir un profil Web personnalisé, afin de pouvoir récolter des dons de manière personnelle.

«Malgré la pandémie, il faut faire passer le même message que les 13 autres années, car le cancer reste là et ne prend pas de pause. Et oui, la COVID c’est important, mais il meurt encore plus de gens d’un cancer que de la COVID actuellement. On peut avoir par exemple 400 décès sur 2000 par mois reliés au cancer, donc le taux de mortalité est quand même important et ce n’est pas à négliger», précise le Dr Alain Maillette, urologue au centre hospitalier régional de Trois-Rivières qui a notamment été le médecin de Gilles Rousseau.

De plus, une clinique de dépistage du cancer de la prostate sera également offerte aux hommes de la région pendant le mois de novembre. Ils pourront ainsi commander leur pochette d’information qui leur donnera accès, sur rendez-vous, à un urologue du centre hospitalier. Pour y avoir droit toutefois, ces derniers devront être âgés de plus de 40 ans, ou avoir des antécédents familiaux de cancer de la prostate, ou présenter des difficultés urinaires, ou encore être sans médecin de famille.

La Microbrasserie Le Temps d’une Pinte produira également cette année, pour une deuxième année consécutive, la «Pinch», une bière rousse d’inspiration britannique brassée tout spécialement pour l’occasion. Cette dernière sera vendue en canette dès la mi-novembre dans tous les points de vente du Temps d’une Pinte en Mauricie et au Centre-du-Québec. Une partie des profits sera quant à elle remise directement au Fonds Gilles-Rousseau.

Comme par le passé, les dons amassés dans le cadre de cette campagne seront investis au centre hospitalier régional afin entre autres d’acquérir des équipements spécialisés et de venir en aide à des groupes de soutien.

Des impacts bien réels de la pandémie sur la maladie

Bien que le cancer de la prostate reste l’un des cancers les plus fréquents à survenir chez les hommes au Canada et qu’il soit parmi les plus meurtriers, la pandémie a également eux des impacts bien réels sur la maladie, et ce, même en région, confirme Dr Alain Maillette.

«Avec ce type de cancer, il suffit de le prendre le plus tôt possible pour éviter les métastases. Mais ce qu’on a eu au printemps, c’est un peu l’inverse, car les gens avaient peur de consulter, ce qui a fait en sorte qu’on s’est ramassé cet été avec des gens qui arrivaient trop tard et quand ils ont rouvert les salles d’opération, il était aussi rendu trop tard pour certains. C’est pourquoi le dépistage est si important. De plus, comme plusieurs ont pu le constater, il y a eu un peu d’attente dans le département, mais il reste que les services d’oncologie ont quand même été maintenus dans des délais raisonnables. Il y a eu évidemment un peu plus de délais en avril et en mai, mais ça s’est corrigé au cours de l’été», précise-t-il.

Trois nouveaux ambassadeurs pour la cause

Encore une fois cette année le Fonds Gilles-Rousseau s’est entouré d’ambassadeurs qui participeront à la collecte d’argent.

Cette tâche a été confiée à trois hommes impliqués dans leur milieu professionnel respectif. Il s’agit de Mathieu Maltais, directeur des planificateurs financiers à la Banque Nationale (région Mauricie - Portneuf) et membre du conseil d’administration de la Fondation RSTR, Dany Maher, chef de service des cliniques ambulatoires de cardiologie, neurologie et de sclérose en plaques et de l’électrophysiologie médicale zone centre au CHAUR et membre honoraire de la Fondation ainsi que Mario Fournier, directeur général et directeur de la programmation chez Bell Média Trois-Rivières et membre du cabinet de campagne de la Fondation RSTR.