Une marche va se tenir entre Louiseville et Yamachiche, le samedi 2 novembre, pour commémorer le deuxième anniversaire de la disparition de Mélissa Blais. On voit sur la photo, sa belle-sœur, Sylvie René.

Une marche pour Mélissa Blais

YAMACHICHE — Bientôt deux ans après la disparition de Mélissa Blais, ses proches tentent toujours d’obtenir des réponses. Pour éviter qu’elle ne sombre dans l’oubli et dans l’espoir qu’un indice fasse enfin surface, une grande marche se tiendra le 2 novembre, entre Louiseville et Yamachiche.

«Ça représente le chemin qu’elle aurait dû faire si elle était rentrée chez elle», souligne Sylvie René, belle-sœur de Mme Blais.

Mélissa Blais, 34 ans, a disparu le 2 novembre 2017. Elle a été vue pour la dernière fois au bar Les 2 dés, vers 2 h 10, dans la nuit du 1er au 2 novembre, sur l’avenue Saint-Laurent, à Louiseville. Le véhicule de Mélissa était stationné sur l’avenue Saint-Laurent, non loin du bar Les 2 dés. Il n’a jamais été retrouvé.

Les participants de la marche sont attendus à partir de 9 h à la Brassette L’Ami, sur l’avenue Saint-Laurent, à Louiseville, où Mélissa a déjà travaillé. Le départ se fera sur le coup de 10 h en direction du café La Bezotte, sur la rue Sainte-Anne, à Yamachiche. Le café est voisin de la maison où demeurait la mère de deux enfants. Il s’agit d’une marche de près de 10 kilomètres. Des pauses sont prévues au restaurant Jean-Baptiste, sur le boulevard Saint-Laurent Est, et au Tim Hortons, à la Porte de la Mauricie. Des autobus de la compagnie DenPell vont ramener les gens à leur point de départ à la fin de la marche.

Mélissa Blais est disparue le 2 novembre 2017 à Louiseville. Elle mesure 5 pi 7 po et pèse 145 livres. Elle a les cheveux bruns et les yeux verts. Sa voiture est de marque Toyota, modèle Corolla, année 2011 de couleur noire, quatre portes, immatriculée: Y70 FAD.

Pourquoi une marche? Il y a surtout l’espoir que ce rassemblement incite quelqu’un à parler, mentionne Mme René. «On essaie des choses. L’an dernier, on a mis des affiches sur des camions. On a fait une levée de fonds. C’est toujours dans l’espoir que quelqu’un finalement parle. Tant qu’on ne la retrouvera pas, on va faire en sorte qu’elle ne tombe pas dans l’oubli.»

Après une offre de récompense, des dizaines d’entrevues, des battues aux quatre coins de la région, une émission spéciale, l’enquête ne semble pas avoir bougé d’un iota. «On a vécu beaucoup de découragements, et on en vit encore», déplore Mme René. «On le sait que le travail de la SQ se fait, mais on a l’impression qu’il n’y a rien qui avance, parce que nous, on ne les voit pas les démarches qui sont faites. Chaque fois qu’il y a peut-être un petit indice, ce n’en est pas un. C’est toujours décevant.»

Cela fait longtemps que la famille n’a pas eu des nouvelles de l’enquête. Le mystère semble insoluble. «On est toujours sans mot, sans réponse. On essaie d’en parler dans le but qu’un jour quelqu’un ait un petit détail de plus à ajouter pour faire avancer cette enquête, mais on est dans le néant depuis deux ans. J’ai l’impression encore qu’on est au point de départ. Chaque jour, on se questionne. Et on est laissé un peu à nous-mêmes dans les démarches de recherches, dans les démarches de tout ce qu’on doit entreprendre. Pour chaque famille, j’imagine que c’est le même sentiment.»

Près de deux ans après la disparition, Mme René verse encore des larmes quand elle parle de sa belle-sœur. Malgré le temps qui passe, l’émotion est toujours aussi vive. «La douleur est la même qu’au départ, mais on arrive quand même à avoir une vie normale. Mais les petits moments où on devrait être en famille, il manque toujours quelqu’un.» Des moments sont particulièrement crève-cœurs, confie Mme René. «Les anniversaires de ses enfants, ça c’est difficile. Il faut les fêter, il faut les vivre, il faut vivre des moments heureux avec ses enfants, et on ne peut pas toujours y arriver. On fait de notre mieux. On essaie de garder la joie qu’il y avait avant, mais on a toujours une pensée dans notre tête qui nous rappelle qu’elle n’est pas là.»

La graduation de la fille de Mélissa est un autre événement où son absence s’est fait cruellement sentir. «Elle n’a pas pu vivre ça avec sa mère. Et Mélissa ne peut pas voir ses enfants grandir. Oui, le mal va toujours être là, tant qu’on n’aura pas nos réponses.»

Toute information au sujet de la disparition de Mélissa Blais peut être transmise à la Sûreté du Québec au 1-800-659-4264.