L’AGE UQTR et ses partenaires ont tenu une marche pour le climat vendredi après-midi à Trois-Rivières.
L’AGE UQTR et ses partenaires ont tenu une marche pour le climat vendredi après-midi à Trois-Rivières.

Une marche pour le climat plus timide

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Ce sont environ 150 personnes qui sont descendues dans les rues de Trois-Rivières vendredi en début d’après-midi dans le cadre d’une marche pour le climat organisée par l’Association générale des étudiants de l’UQTR (AGE UQTR) et ses partenaires. Contexte oblige, les participants portaient le masque, observait autant que possible une distance de deux mètres et s’arrêtaient occasionnellement à des stations de désinfection.

Pandémie ou pas, il était important pour l’association étudiante de tenir la marche afin que les enjeux environnementaux ne passe pas sous le radar en ces temps troubles.

«On veut envoyer un message clair qu’on veut que la transition soit verte, qu’elle ne doit pas se faire à n’importe quelle prix», soutient Carolane Beaudoin, vice-présidente aux Affaires sociopolitiques de l’AGE.

Plus timide cette année en raison de la pandémie, la marche a amorcé son parcours vers 13h15 sur la place Gilles-Boulet de l’UQTR pour se terminer au parc Champlain, tout près de l’hôtel de ville, presque 45 minutes plus tard. Des lieux significatifs, pour les organisateurs.

«L’UQTR est un lieu de rassemblement, une icône, un modèle dans la région. L’idée d’arriver près de la mairie, c’est de choisir une destination symbolique de la démocratie et de la participation citoyenne», explique Antoine Bélisle-Cyr, président de l’Association générale des étudiants.

«On demande au élus municipaux de renouveler la justice climatique, que ce soit un dossier important de leur agenda, de miser sur les infrastructures vertes et le transport vert.

Engagés pour l’environnement dans leur rôle d’élu, les conseillers municipaux Pierre Montreuil et Denis Roy sont allé saluer les marcheurs pour leur initiative. Ce dernier rappelait d’ailleurs que l’environnement réside au cœur de son engagement en politique.

«Je fais partie du groupe qui a fait la mise à jour de la politique de développement durable et qui a fait que c’est devenu une politique-cadre à la Ville. Je suis aussi membre de la commission de développement durable et de l’environnement. C’est la suite logique de mes engagements politiques. Oui, je suis déjà sensibilisé, mais on ne se fera jamais rappeler assez souvent l’importance de ces enjeux-là, eux qui ont vraiment été balayés derrière les enjeux de santé présentement», ajoute le représentant du district Marie-de-l’Incarnation.

Aux gens qui pourraient critiquer la tenue d’une telle marche en contexte de mesures sanitaires, l’AGE UQTR a la réponse. «Justement à cause des mesures, on ne voulait pas que des gens d’ici changent de région pour aller marcher dans une autre. Et d’un côté environnemental, on voulait éviter qu’ils doivent faire du transport non nécessaire», ajoute Mme Beaudoin.

Le président Antoine Bélisle-Cyr abonde dans le même sens que sa collègue. «On a demandé aux gens de respecter toutes les mesures sociosanitaires pour assurer la sécurité de nos participants. On ne veut surtout pas que la journée soit retenue dans le futur comme un foyer d’éclosion».

Les intéressés peuvent suivre le mouvement en ligne par le biais du mot-clé #versle25.