Sur la Photo : Patrick Moisan, propriétaire du restaurant le Boké, Johanne Fraser conseillère en formation de Service Québec, Brigitte Blaise, directrice de Service Québec, Claude Hénault, président du Carrefour d’action bénévole (CAB), Julie Noël, conseillère au développement économique SDEF La Tuque, Patricia St-Arneault du CAB, Charlene Bolger, organisatrice communautaire au CIUSSS MCQ, Audrey Godin du CJE du Haut Saint-Maurice, Tommy Déziel, directeur général SADC, Karine Pérusse, directrice générale du CJE du Haut Saint-Maurice, Danielle Rémillard du SDEF et Josée Duchemin, conseillère en formation Service aux entreprises de la Commission scolaire de l’Énergie.

Une lueur d’espoir pour les besoins en cuisine à La Tuque

La Tuque — Deux formations gratuites en cuisine débuteront en février 2020 à La Tuque afin de répondre aux besoins de main-d’œuvre criants en Haute-Mauricie. Elles seront offertes sur une période de 16 semaines tout à fait gratuitement.

«Nous vous présentons des projets issus de concertations avec de nombreux partenaires, tant économiques que communautaires et tournés vers des solutions créatives. Avec des missions différentes, mais un but commun, nous avons fait la preuve que c’est en travaillant conjointement que nous pouvons développer des initiatives porteuses pour tous», souligne Julie Noël, conseillère au développement économique au SDÉF La Tuque.

La formation «Techniques de base en cuisine» est une formule issue d’un modèle développé par des intervenants de La Tuque. Plusieurs partenaires du milieu ont mis la main à la pâte pour développer un programme sur mesure ne demandant aucun préalable scolaire pour les personnes dont l’intégration en emploi nécessite, pour certains, l’intervention d’une ressource d’accompagnement. Des intervenants seront mandatés pour assurer le maintien en formation et l’intégration en emploi des élèves.

L’attestation d’études professionnelles «Cuisine de restauration rapide» permettra quant à elle de recruter des candidats détenant des préalables scolaires, avec pour objectif de développer des compétences en cuisine et obtenir un diplôme scolaire qualifiant. Les finissants pourront décrocher des emplois, entre autres, d’aides-cuisiniers ou de cuisiniers.

«Le Service aux entreprises est fier de contribuer à ce projet qui correspond entièrement à son objectif de développer des formations sur mesure pour les besoins des entreprises de la Haute-Mauricie. En mettant en place ces deux programmes, nous nous assurons que toutes les personnes intéressées puissent acquérir des connaissances et des compétences en cuisine puis intégrer le marché du travail dans un secteur en demande», souligne Josée Duchemin, conseillère en formation du Service aux entreprises de la Commission scolaire de l’Énergie.

Le Bureau de Services Québec de La Tuque financera dès février 2020 ces deux programmes de formation destinés à une clientèle sans emploi.

«Nous souhaitons que cette campagne de promotion créera un engouement auprès des personnes en recherche d’emploi. […] Nous souhaitons ainsi favoriser l’appariement de la main-d’œuvre et l’adéquation formation-emploi», note Brigitte Blais, directrice Bureaux de Services Québec de Shawinigan et de La Tuque.

Avec son expertise en formation, c’est le restaurant Le Boké qui sera mandaté pour offrir les deux programmes aux participants. Il y aura une partie de la formation pratique dans les cuisines du restaurant en alternance avec d’autres établissements.

Le propriétaire du restaurant, Patrick Moisan, n’hésite pas à dire que le problème de main-d’œuvre est un problème criant «de mois en mois et d’année en année».

«Ça nous crée des problèmes assez majeurs. On doit fermer certaines journées, on doit prendre des semaines de vacances pour donner du répit aux employés parce qu’on ne réussit pas à boucler la boucle», souligne-t-il.

«(Les formations) représentent une lueur d’espoir parce que ce n’est pas un problème passager, c’est un problème qui semble vouloir perdurer dans le temps. Pour la Ville également ça devient un enjeu pour le tourisme. La restauration et l’hôtellerie, c’est à la base même du tourisme», ajoute M. Moisan.

À lui seul, le Boké pourrait engager trois ou quatre finissants pour pouvoir suffire à la demande et arrêter de refuser des contrats en raison du manque de main-d’œuvre.

Campagne locale

On a également lancé, jeudi, une campagne locale sous le thème «Cuisiner... J’en mange! Sois le chef de ton avenir» qui permettra de mettre en valeur les formations, mais aussi de proposer une journée d’exploration des métiers de la cuisine, pour soutenir la valorisation des secteurs de la restauration et des services alimentaires.

Le 14 janvier prochain, les chercheurs d’emploi intéressés par les formations proposées seront invités à visiter six entreprises diversifiées leur permettant d’aller à la rencontre de différents employeurs à La Tuque.

Au menu, ils découvriront des opportunités en restauration, dans les marchés d’alimentation, ainsi que dans les cuisines d’établissement. Il y aura aussi une présentation des possibilités d’emploi dans les pourvoiries et une séance d’information.