Levan Boivin a été accueilli en héros par les joueurs des Estacades Midget Espoir de Trois-Rivières.

Une journée de rêve pour Levan

Trois-Rivières — Levan Boivin, neuf ans, a de la difficulté à comprendre pourquoi «le syndrome H», une maladie génétique rare qui l’afflige depuis qu’il a cinq ans, ne le quitte pas une fois pour toutes. Afin de faire vivre une journée de rêve au garçon qui est un passionné de hockey depuis son enfance, l’équipe des Estacades Midget Espoir de Trois-Rivières l’a accueilli le temps d’une journée, afin de lui faire vivre l’expérience complète d’un joueur de hockey.

Une expérience que Levan n’est pas prêt d’oublier, lui qui n’a de yeux que pour ce sport depuis son enfance, même s’il n’est pas en mesure de le pratiquer. Alors qu’il pensait simplement venir assister dans les estrades au match des Estacades Midget Espoir dimanche, Levan a eu toute une surprise lorsque l’assistant-coach de l’équipe, Vincent Dumont, lui a remis un chandail de l’équipe à son nom, en plus de l’inviter à participer à la préparation des joueurs.

«Ça me fait chaud au cœur de voir qu’on offre ça à Levan aujourd’hui. Il était d’ailleurs super excité lorsqu’on lui a dit qu’il venait ici», avoue sa maman, Sophie Boivin.

Afin de l’intégrer dans l’équipe comme un membre à part entière, Levan a pu prendre part à l’avant-match de l’équipe, à son plus grand bonheur.

«Il va nous suivre tout le long de notre préparation, notamment pour l’avant-match, le réchauffement, mais il va aussi venir sur le banc des joueurs pendant la partie. Il va être comme un membre de l’équipe aujourd’hui», soulignait l’entraîneur-chef de l’équipe, Sébastien Poirier.

L’équipe des Estacades Midget Espoir de Trois-Rivières a accueilli le jeune Levan dimanche afin de lui faire vivre l’expérience complète d’un joueur de hockey.

Un peu sous le choc, Levan a été accueilli en héros par l’équipe dimanche, une équipe qu’il connaît bien puisque deux de ses cousins en font partie. 

Une bonne action qui allait toutefois de soi pour la direction de l’équipe, afin de rendre la vie de Levan plus joyeuse, le temps d’une journée.

«Mon gérant m’a appelé pour me dire qu’un jeune qui est le cousin de deux des joueurs aimait vraiment l’équipe et qu’il souhaitait venir rencontrer les joueurs. On l’a donc invité à assister à l’avant-match avec nous. On a accepté sans difficulté, car on a un gros esprit de famille, donc si on peut aider un jeune à avoir un peu de positif malgré sa maladie, ça nous fait plaisir», mentionne l’assistant-coach de l’équipe, Vincent Dumont.

Une maladie génétique rare

Bien que Levan ait reçu le diagnostic officiel de sa maladie seulement cette année, les symptômes sont apparus alors qu’il était âgé de cinq ans. Ces symptômes ne cessent de s’intensifier depuis, l’affectant ainsi à plusieurs niveaux.

«Au départ, Levan a commencé à avoir des taches au niveau des cuisses. Puisque les traitements ne fonctionnaient pas, les médicaments ont monté d’un échelon, ce qui l’affaiblit encore plus. Il aime bien le sport, mais la maladie l’affecte, il est souvent fatigué, il a de la douleur à la hanche et il a de la misère à marcher. Depuis quelque temps, l’inflammation s’est répandue au cœur et la maladie s’est généralisée. Avec ce traitement, la maladie va se stabiliser, mais Levan ne va jamais en guérir», précise sa maman.

Une situation difficile pour la famille qui habite La Tuque et qui doit faire des allers-retours constants à Montréal pour le bien-être de leur fils.

«En novembre dernier, lorsqu’il était hospitalisé, Levan a réalisé qu’il était tanné et qu’il ne voulait plus de cette maladie. Il pleurait vraiment et nous, on se sentait impuissant face à ça. On essaie donc de sortir le plus possible avec lui comme aujourd’hui pour lui changer les idées. On ne peut rien faire à part essayer de lui faire oublier tout ça et le hockey fait disparaître sa maladie en quelque sorte», précise Mme Boivin.