L’église Notre-Dame-des-Sept-Allégresses est fermée pour une durée indéterminée.

Une infiltration d’eau force la fermeture d'une église

Trois-Rivières — En raison d’une infiltration d’eau, l’église Notre-Dame-des-Sept-Allégresses de Trois-Rivières est fermée pour une durée indéterminée.

Aucune célébration ne peut donc avoir lieu à l’intérieur de cette église. Un écriteau indiquant que les messes du week-end sont célébrées dans la chapelle Saint-Antoine du monastère des Franciscains, l’édifice voisin de l’église, est d’ailleurs affiché bien en vue sur une des portes du lieu de culte du boulevard du Saint-Maurice. Celles qui ont lieu en semaine se tiennent quant à elles dans la sacristie. Selon des paroissiens ayant contacté Le Nouvelliste, il semble que l’accès à l’église soit interdit depuis plus d’un mois.

Le diocèse de Trois-Rivières confirme que des devis ont été demandés afin de connaître l’ampleur des travaux qui devront être effectués afin de remédier à la situation. D’ici à ce que les choses bougent, l’assureur a demandé d’interdire l’accès pour des raisons de sécurité.

Un écriteau indiquant que les messes du week-end sont célébrées dans la chapelle Saint-Antoine du monastère des Franciscains, l’édifice voisin de l’église, est d’ailleurs affiché bien en vue sur une des portes du lieu de culte.

«Il y a des morceaux de plâtre qui sont tombés. [...] Nous n’avons pas beaucoup d’informations. Dès qu’on en aura, la population en sera informée», indique Jasmine Johnson, directrice des communications du diocèse.

Les marguilliers ainsi que des représentants du diocèse se sont d’ailleurs rencontrés la semaine dernière afin de discuter de cet épineux dossier.

La situation dans laquelle se retrouve ce bâtiment faisant partie du patrimoine bâti rappelle celles d’autres églises de la région. Dans certains cas, les conseils de fabrique n’ont eu d’autres choix que de vendre l’endroit à des promoteurs privés ayant l’intention d’en changer la vocation. En raison de la diminution importante du nombre de personnes assistant aux offices religieux, un phénomène observable depuis maintenant plusieurs années, les sources de revenus des fabriques se font de plus en plus rares. Les marguilliers sont donc souvent confrontés à des choix déchirant, et ce, malgré les réticences de certains paroissiens. À titre d’exemple, le conseil de la fabrique de Sainte-Marguerite-D’Youville à Shawinigan a récemment décidé de mettre en vente l’église Saint-Pierre et son presbytère.

L’église trifluvienne n’est pas la seule de la région qui a été endommagée par un dégât d’eau dans les dernières années. La restauration de l’église Saint-Paul du secteur Grand-Mère à Shawinigan, après un important sinistre en décembre 2016, passera par des investissements estimés à près de 700 000 $. Les paroissiens de l’endroit ont d’ailleurs été invités à se mobiliser dans le cadre d’une importante campagne de financement. Le presbytère de l’église Saint-Pierre a également été endommagé par l’eau en août dernier.