Thomas Grégoire, directeur général du Festivoix.

Une hausse de 14 %

TROIS-RIVIÈRES — Comme il fallait s’y attendre, la direction du FestiVoix a tracé un bilan intégralement positif de la dernière édition, la 25e de son histoire, vendredi matin. Le directeur général Thomas Grégoire a indiqué avoir enregistré une hausse des droits d’entrée de 14 % en comparaison avec l’an dernier, passant de 32 545 à 37 162. Dans une vision un peu plus large, on calcule une hausse de 34 % au cours des trois dernières années et de quelque 76 % sur 5 ans.

Sur un horizon un peu plus long, on note une progression constante du nombre de festivaliers de sorte qu’on a connu une augmentation de quelque 76 % en cinq ans. Notons d’ailleurs que le FestiVoix a écoulé les 15 687 passeports mis en vente, une légère augmentation par rapport à 2017, mais avant même la fin de la prévente, ce qui constitue un record de rapidité.

En un an, le budget de l’événement est passé de 3,2 M$ à 3,6 M$ et sur cinq ans, on constate une hausse de tout juste 1 M$. Autre chiffre intéressant, on a indiqué que pas moins de 201 médias ont été accrédités pour la dernière édition et que près de 40 % de ceux-ci provenaient de l’extérieur de la Mauricie.

Au-delà des simples chiffres, le directeur général Thomas Grégoire a parlé d’une édition: «... incroyable, historique et marquée par des prestations formidables des artistes présents. Ça s’est notamment traduit dans la fierté que les gens ont ressentie, dans les émotions qu’on a vécues et dans la qualité du partage que les artistes ont eu avec le public. On ne pouvait pas demander mieux. On flotte sur un nuage de bonheur.»

En réponse aux journalistes, il a ajouté que la plupart des nouveautés qui ont marqué cette édition 25e anniversaire devraient revenir bien que la direction doive encore se pencher sur la question. On sait déjà que les deux nouvelles passerelles installées au-dessus des estrades populaires devant la grande scène et appelée Zone 25 reviendra, de même pour la scène des Voix acoustiques à la vieille prison pour peu que le Musée POP accepte de rendre le terrain disponible encore l’an prochain. «Il est trop tôt pour confirmer définitivement tout ce qui reviendra mais on pense que la plupart des nouveautés vont demeurer. Et puis, vous nous connaissez, on va en ajouter d’autres pour la prochaine édition.»

Ce qu’il conserve personnellement de plus fort de cette édition? «Le sourire dans le visage des gens. Pour un organisateur d’événement, de constater le plaisir et la satisfaction du public, c’est ce qui fait le plus plaisir et on peut se dire qu’à ce titre, c’est mission accomplie. Je tiens d’ailleurs à remercier les gens de nous faire ainsi confiance année après année. Je pense que quand les spectateurs viennent une première fois, ils sont convaincus par l’expérience qu’ils vivent. C’est à nous de ne jamais nous reposer sur nos lauriers et de continuer de leur offrir un bon produit musical mais aussi artistique, visuelle, sonore, etc. Je ne pourrais cibler un spectacle plus marquant que d’autres mais j’ai pu constater que chaque artiste a donné son maximum.»

Avec de pareils chiffres en poche, il semble que l’organisation aura d’excellents arguments pour convaincre de nouveaux commanditaires de se joindre à l’événement l’an prochain, ce qui signifierait une hausse de budget qui serait investie dans le contenu mais aussi dans un effort d’amélioration globale pour poursuivre la tendance à la hausse de la fréquentation. «Grâce à nos excellents résultats, nous avons établi des bases financières saines qui nous mettent à l’abri des contrecoups d’une future année difficile. Il faut être bien conscients qu’on n’aura pas toujours dix jours de très beau temps comme cette année. Une éventuelle augmentation de budget pourrait nous permettre de continuer de croître de façon responsable sans prendre de risques inconsidérés.»

«Le bilan de cette année, on va d’abord le savourer pendant un petit moment mais par la suite, on va tout effacer et recommencer parce qu’il n’y a jamais rien qui est gagné d’avance et il reste plein de petites choses qu’on veut améliorer.»

Pour ce qui est de la programmation, le dg a indiqué que certains spectacles de 2019 sont déjà ciblés mais il refuse de les identifier. «Nous sommes bien positionnés dans le marché et nous sommes en pourparlers pour des spectacles prestigieux mais je ne peux en dire davantage pour l’instant.»