Des chauffeurs de taxi entameront mardi matin une grève rotative dans presque toute le Québec.

Une grève rotative débutera mardi dans l’industrie du taxi au Québec

MONTRÉAL — Les taxis du Québec entameront mardi matin une grève rotative qui se poursuivra les jours suivants.

Mardi, de 9h00 à 11h00, les taxis de Vaudreuil, Coteau-du-Lac, Valleyfield, Trois-Rivières, Sept-Iles, Prévost-St-Lin, Chandler, Gaspé, Tremblant, Mont-Laurier, Matane, Sainte-Thérèse, Alma, Magog, Shawinigan, Drummondville et Saint-Elzéar seront en grève.

«Je ne sais pas ce que les chauffeurs vont faire pendant ces grèves, peut-être des coups d’éclat» a précisé le porte-parole des propriétaires de taxi à Montréal, Hassan Kattoua.

Seuls les services jugés absolument nécessaires et essentiels seront assurés.

Mercredi, ce sont les taxis de Rivière-du-Loup, Granby, La Baie, Rimouski, Saint-Jérôme, Coaticook, Sainte-Anne-des-Monts, Farnham, Saint-Hyacinthe, Saint-Jean-sur-Richelieu, Terrebonne, Sainte-Agathe, Saint-Eustache, Joliette et Sherbrooke qui poursuivront la grève rotative.

Le lendemain, jeudi, ce sera autour des taxis de Laval, Hull, Le Gardeur, Lachute, Jonquière, Trois-Rivières, Granby, Baie-Comeau, Thetford Mines, Black Lake, Chicoutimi, Repentigny, Rouyn-Noranda, Gatineau, Cap-aux-Meules et Mont-Joli.

Par la suite, le cycle des grèves recommencera.

Les propriétaires de permis de taxi sont insatisfaits de l’indemnisation comprise dans la réforme du gouvernement du Québec. Cette-ci s’élève à 814 millions $, dont 250 millions $ versés en 2018 aux titulaires de permis, 250 millions $ annoncés en mars dernier, 270 millions $ sous la forme d’une redevance perçue à chaque course, et 44 millions $ offerte à l’industrie pour se moderniser, provenant des redevances payées par Uber depuis 2017.

Les chauffeurs de taxi réclament plus de 1,3 milliard $ de dédommagement pour la perte de valeur de leurs permis et leur rachat à la suite de l’arrivée de l’entreprise Uber dans le marché québécois.

Le porte-parole des propriétaires de taxi à Montréal, Hassan Kattoua a précisé que les chauffeurs ne veulent pas que la population paie pour dédommager l’industrie:

«Ce n’est pas aux contribuables à payer la facture, c’est Uber qui doit payer la facture, la population n’a jamais demandé l’abolition du système de taxi.»