Plus de 2000 femmes ont participé à la 5e édition de l’événement Une fille qui court à Trois-Rivières.

Une fille qui court: une course empreinte de fierté

TROIS-RIVIÈRES — Le dépassement de soi et la solidarité féminine étaient bien présents à la 5e édition de l’événement Une fille qui court qui avait lieu dimanche au parc Pie-XII de Trois-Rivières.

Plus de 2000 femmes provenant des quatre coins de la province s’étaient donné rendez-vous pour cet événement sportif. «Nous avons des gens qui viennent de très loin. Nous avons des coureuses de la Gaspésie, de la Côte-Nord, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de Montréal et même d’Ottawa», souligne Nathalie Sanfaçon, créatrice et responsable de l’organisation.

Un effet d’entraînement
Mme Sanfaçon explique que chaque année, les participantes reviennent et incitent les femmes de leur entourage à se joindre à elles. C’est notamment le cas de deux coureuses de Montréal, Mélanie Dubé et Isabelle Dubois, croisées à l’arrivée. «C’est notre troisième course et nous avons incité trois de nos collègues de travail à relever le défi avec nous», raconte Mme Dubé.

Chaque année, les participantes reviennent et incitent les femmes de leur entourage à se joindre à elles pour relever le défi de l’événement Une fille qui court.

Une course sans pression
Courir entre femmes qu’est-ce que ça change? Les femmes rencontrées sont unanimes, la principale différence c’est l’absence de pression tant sur le plan de la performance que de l’apparence. «Pour moi, c’est l’absence de pression, le fort sentiment d’appartenance et la solidarité. Je me suis sentie tellement libre que j’ai dépassé mon objectif. J’ai fait le 10 km en 53 minutes», lance fièrement Mathilde Pierre-Louis. Sa collègue de travail, Rachel Lumière, ajoute que c’est un bel événement qui permet de s’amuser et d’avoir du plaisir. «J’ai vu des femmes de tous les âges et avec des apparences physiques différentes participer à la course. Pas besoin de se soucier si nous sommes minces ou rondes, car cela n’a pas d’importance. Tout le monde s’encourage, c’est unique», confie-t-elle.

Un défi mère-fille
Certaines ont même profité de cette course qui avait lieu le jour de la fête des Mères pour se lancer un défi mère-fille.

«Au départ, c’est un défi que j’ai lancé à ma fille Lysann. Ensuite, ma belle-fille, Laurence et sa mère, Nancy, ont embarqué et nous avons une amie, Line Roy, qui nous a suivies. Nous étions donc deux générations à courir. C’était vraiment bien», raconte Céline Tanguay. Elle confie cependant qu’au terme de la course, c’est bien plus le temps passé avec sa fille que le défi qui a fait de cet événement un souvenir mémorable.

Passage du Flambeau
Pour la créatrice d’Une fille qui court, il s’agissait de la dernière édition sous sa responsabilité. Elle passe le flambeau à Laurie Bellerive, propriétaire du Centre Athlétique, et à l’homme d’affaires André Giguère.

«Je croyais que j’aurais un pincement au cœur, mais du tout. Je me sens fière de tout ce que nous avons accompli, de l’héritage que nous laissons, mais surtout de voir toutes ces femmes se dépasser. Cependant, je vais demeurer au sein de l’organisation à titre de bénévole et de participante», confie-t-elle en regardant les dernières participantes franchir la ligne d’arrivée.