Le Baron Samedi est de retour dans ce troisième spectacle de la série Amos Daragon, à la grande joie du public.

Une fantastique aventure musicale dans l’univers d’Amos Daragon

SHAWINIGAN — Effets spéciaux renversants, marionnettes géantes, décors aux allures asiatiques et musiques entraînantes: bienvenue dans l’univers de Phénix, la nouvelle comédie musicale qui met en vedette Amos Daragon et ses compagnons, un spectacle qui marie à la fois art traditionnel et numérique au Centre des arts de Shawinigan du 11 juillet au 18 août.

C’est avec beaucoup de fébrilité que le public s’est réuni, jeudi dernier, à la salle Philippe-Filion afin d’assister à la première médiatique du troisième spectacle de la série Amos Daragon. Petits et grands avaient particulièrement hâte de découvrir les secrets que réservait cette récente aventure à la fibre musicale.

Mastagane le Boueux est le fidèle narrateur de cette nouvelle histoire qui présente la descente aux enfers d’Amos Daragon et de Béorf.

Le concept que propose Le Phénix est charmant en son ensemble. Les différentes chansons, composées par Jeannot Bournival, rajoutent de la dimension à la représentation, ce qui permet aux spectateurs de mieux plonger dans l’histoire. Malgré ce nouveau genre, la formule est tout de même proche de l’originale, au grand bonheur des habitués. Le public a retrouvé Mastagane le Boueux, le sympathique narrateur du récit, accompagné évidemment du célèbre personnage Amos Daragon et de son confrère Béorf Bromanson.

Le Phénix est inspiré du septième tome de la série Amos Daragon, Voyage aux enfers, qui met en scène la descente d’Amos et de Béorf vers la citée infernale, un lieu peuplé de démons et de créatures cauchemardesques. Les deux protagonistes devront traverser différents niveaux pour s’échapper de la capitale des neuf enfers. Ils devront faire preuve d’ingéniosité et de témérité pour réussir leur mission.

Dans les premiers numéros, les interprètes ont revêtu des costumes LED, ce qui a eu pour effet d’impressionner l’assistance.

Ce qui saute aux yeux dès le début, ce sont les effets spéciaux hors du commun qui proviennent de l’art numérique. Le premier niveau des enfers était incarné par une chorégraphie assez particulière dans laquelle les danseurs étaient vêtus d’un costume LED. La salle était plongée dans un noir complet et seules les lumières posées sur les personnages étaient perceptibles par les spectateurs. L’habit des interprètes changeait de couleur au courant de la performance, ce qui avait pour résultat de rythmer le numéro. Tout y était pour épater le public. Et voilà, le ton était donné pour le reste du spectacle. Les nouveaux médias étaient aussi exploités par des projections à grande échelle ou même l’utilisation de la 3D.

Mention spéciale aux marionnettes géantes qui ont fait leur apparition à travers les différents segments. Notamment, une gigantesque pieuvre a pris possession de la scène avec ses tentacules d’une vingtaine de pieds de longueur. L’immense mollusque marin a suscité plusieurs réactions de la part de l’assistance. À coup sûr, le chant hypnotisant de la bête rendait le numéro captivant à regarder. Du côté des marionnettes, il ne faut surtout pas oublier de souligner la présence du Baron Samedi, cet imposant squelette qui terrasse sans cesse Amos et Béorf.

Les projections géantes sont utilisées à bon escient, rajoutant une certaine poésie au récit.

L’un des moments forts de la soirée est sans contredit le déploiement de la grandiose araignée fluorescente. L’ambiance était assez festive lorsque les danseurs ont lancé les cocons de l’arachnide pour qu’ils puissent rebondir dans la salle. Le public a collaboré avec beaucoup de plaisir, en propulsant dans les airs ces ballons sphériques. Ainsi, les rires étaient au rendez-vous dans ce numéro participatif sous une musique aux sonorités du hip-hop. Le tout s’est terminé sous des applaudissements unanimes.

L’esthétique de Phénix était grandement influencée de l’opéra chinois, combinant musique, danse acrobatique, théâtre, ombres chinoises et costumes flamboyants. Effectivement, l’habillement des personnages était particulièrement coloré, avec une légère ressemblance avec l’univers manga. Le souci du détail était présent puisque chaque danseur avait une apparence physique qui lui était propre. Rappelons que le spectacle a été coproduit avec la Chine, dans l’objectif de faire voyager la pièce à l’étranger.

En somme, tous les spectateurs sauront tirer parti de cette aventure musicale qui jongle entre le fantastique et l’humour. En cette soirée de première, le public a été conquis, heureux d’avoir passé cette heure et demie avec les personnages pensés et créés par l’auteur Bryan Perro.