Une évaluation psychiatrique pour Justin Milette

TROIS-RIVIÈRES — Justin Milette devra faire l’objet d’une évaluation psychiatrique visant à déterminer sa responsabilité criminelle pour les crimes qui lui sont reprochés.

On se rappellera que ce Trifluvien a été déclaré coupable d’intimidation envers des personnes associées au système judiciaire au terme d’un long procès dans lequel il assurait sa propre défense. Le dossier revenait encore une fois lundi au stade des plaidoiries sur sentence mais le juge Alain Morand a annoncé qu’il entendait faire une intervention d’office visant entre autres à assurer la protection de la société. Tout en rappelant qu’il s’agit d’un «dossier très particulier», il estime que comportement général de M. Milette, ses propos, sa défense et l’historique sommaire de sa longue saga judiciaire devant les tribunaux lui donnent des motifs raisonnables d’ordonner une évaluation de 30 jours sur sa responsabilité criminelle. Il s’est dit conscient que le verdict de culpabilité avait bel et bien été rendu mais puisque la peine n’a pas été prononcée, cette évaluation peut encore être réclamée.

Évidemment, cette ordonnance est loin d’avoir ravi Justin Milette mais le juge lui a fait comprendre qu’il allait devoir s’y conformer. Le retour d’examen se fera le 17 janvier. D’ici là, il demeure toujours détenu.

Justin Milette a été déclaré coupable d’intimidation pour des propos menaçants tenus à deux reprises contre un juge et un procureur de la Couronne. En avril dernier, alors qu’il voulait porter plainte contre un procureur de la Couronne, il avait appelé au bureau de la Direction des poursuites criminelles et pénales à Québec et proféré des menaces contre le procureur en question.

Quelques jours après, soit le 30 avril, le suspect avait récidivé lors d’un appel téléphonique logé cette fois-ci au bureau du Protecteur du citoyen pour manifester son mécontentement sur le traitement de sa plainte.

Bien connu des milieux policiers et judiciaires pour le harcèlement dont il fait preuve dans ses nombreux recours judiciaire, Justin Milette a d’ailleurs été déclaré plaideur quérulent. Et puisqu’il a annoncé qu’il voulait porter en appel le verdict rendu contre lui, il devra demander la permission d’un juge en chef. De son côté, Me Caron a annoncé son intention de réclamer une peine de 18 mois de prison assortie d’une probation de deux ans pour l’intimidation. En tenant compte de la détention préventive, il lui resterait donc environ sept mois de prison à purger si une sentence était prononcée maintenant.