Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Sur la photo: François Néashit, le chef de Wemotaci, Jean-Charles Ottawa, président du CAATR et Rachelle Chachai, présidente du CAALT.
Sur la photo: François Néashit, le chef de Wemotaci, Jean-Charles Ottawa, président du CAATR et Rachelle Chachai, présidente du CAALT.

Une entente pour améliorer les services aux Atikamekw en milieu urbain

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
Article réservé aux abonnés
Les centres d’amitié autochtone de La Tuque et de Trois-Rivières ont signé une entente avec le Conseil des Atikamekw de Wemotaci afin de rendre plus accessibles les services «culturellement pertinents et sécurisants» aux membres de la communauté. Une cérémonie a eu lieu mardi au Centre Sakihikan pour officialiser cette association.

«C’est une action de collaboration dans laquelle on s’engage à travailler ensemble. Il n’est pas question d’argent là-dedans! On va renforcer la communication qu’on a entre nous dans l’objectif, évidemment, d’améliorer la qualité de vie des autochtones », note Laurianne Petiquay, directrice générale du Centre d’amitié autochtone de La Tuque (CAALT).

Les trois organisations souhaitent aller plus loin dans leur collaboration avec cette entente «qui guidera le déploiement d’actions communes pour mieux saisir les enjeux des Atikamekw de Wemotaci en milieu urbain et mieux répondre à leurs besoins», indiquent-elles.

«Cette entente est une manière pour nous de servir nos membres alors qu’ils sont nombreux à aller en ville pour travailler ou étudier. Il est essentiel pour nous que les membres de Wemotaci puissent avoir accès à du soutien et à des services culturellement adaptés et sécurisants lorsqu’ils résident ou séjournent en milieu urbain. Cette entente qui s’officialise aujourd’hui avec les Centres d’amitié autochtone de La Tuque et de Trois-Rivières constitue certainement un pas dans la bonne direction, pour le bien de nos membres en milieu urbain pour lesquels nous souhaitons les meilleurs services possibles», a affirmé François Néashit, chef de la communauté de Wemotaci.

On indique que la présence des Atikamekw de Wemotaci en milieu urbain est en croissance constante et qu’il y a une volonté d’améliorer la qualité de vie de ces membres qui choisissent de s’installer en milieu urbain, mais aussi de mieux sauvegarder la langue et la culture. On veut également s’attaquer aux enjeux de transition en santé, en justice, en éducation…

«Beaucoup d’initiatives sont mises en place par le CAALT, c’est important pour nous de s’assurer qu’un maximum de membres en profitent. Cette entente est un pas de plus dans cette direction […] On veut s’assurer d’agir en amont avec la communauté. On veut prendre soin de notre monde et c’est pour ça qu’on fait ça», a indiqué Laurianne Petiquay, directrice générale du CAALT.

«Nous sommes convaincus que cet engagement favorisera le maintien des liens entre les membres atikamekw de Wemotaci vivant à Trois-Rivières et leur communauté», a mentionné Maud Flamand, directrice générale du CAATR.

On aimerait également que cette entente puisse servir de modèle à d’autres communautés.

«C’est une première en 47 ans pour nous! J’espère que cette action-là va faire écho dans d’autres communautés. On a beaucoup d’avantages à travaillent ensemble», a conclu Mme Petiquay.