«Une entente gagnant-gagnant»

TROIS-RIVIÈRES — Le conflit de travail qui a opposé la direction de l’Université du Québec à Trois-Rivières et ses professeurs est officiellement chose du passé. Ces derniers ont en effet accepté l’entente de principe conclue en juillet dernier dans une proportion de 85 %.

Parmi les quelque 330 membres du Syndicat des professeur(e)s de l’UQTR qui se sont prévalus de leur droit de vote, 284 ont suivi la recommandation des membres de leur conseil syndical qui s’étaient prononcés à 90 % en faveur de l’entente au milieu du mois d’août. Rappelons que le contenu de cette dernière, qui entraînera la ratification d’une convention collective d’une durée de cinq ans – dont une qui est déjà écoulée – a été présentée en assemblée générale spéciale le 30 août dernier.

Le recteur de la maison d’enseignement supérieur trifluvienne, Daniel McMahon, était d’ailleurs tout sourire lorsqu’il s’est présenté devant les représentants des médias, en soirée mardi, soit quelques minutes après le dévoilement des résultats. D’entrée de jeu, il s’est dit extrêmement satisfait que l’entente ait été acceptée dans une telle proportion ainsi que du taux de participation au scrutin, qui s’élève à près de 75 %.

«Comme le conseil d’administration avait déjà approuvé l’entente de principe la semaine dernière, ça clôt le dossier. C’est une entente gagnant-gagnant. Comme on avait dit le 14 juin, on avait créé les conditions pour en arriver à cette entente-là. Dans les faits, nous avons eu une augmentation du nombre de professeurs. Au cours de l’été, nous en avons embauché 26 nouveaux. Il y a également une révision de la mécanique du calcul du plancher d’emploi, car c’était un enjeu majeur pour nous. Dorénavant, ça sera à tous les 40 nouveaux étudiants comparativement à 30. Les conditions salariales sont compétitives, alors nous sommes très heureux à cet égard. Nous augmentons également les fonds dédiés à la recherche», explique le recteur.

Par ailleurs, toutes les dispositions prévues dans cette entente feront en sorte que l’équilibre budgétaire sera atteint en seulement une année de plus que les prévisions initiales de la direction.

«Donc, nous rencontrons notre objectif de retour à l’équilibre [budgéraire], et ce, dans la poursuite du développement de l’université», poursuit M. McMahon. Il précise que la négociation de certaines clauses normatives n’est pas encore complétée, mais devrait l’être dans quelques jours.

En ce qui concerne les impacts qu’aura ce conflit de travail sur les relations entre les deux parties ainsi que sur l’ambiance sur le campus, il reconnaît que les dernières négociations ont laissé des traces, mais qu’il est confiant que l’éponge sera passée rapidement. Il tient d’ailleurs à rassurer les étudiants sur ce point.

«Il y a une paix installée pour les quatre prochaines années. C’est donc une excellente nouvelle pour eux. [...] Mais il n’est pas question de faire comme s’il ne s’était rien passé. Il y a eu des négociations et ç’a été tendu. Maintenant je crois, et c’est le message que je vais livrer à la communauté jeudi, que nous devons regarder vers l’avant. Nous avons une obligation de former la relève et il faut le faire avec ce que nous avons de meilleur», lance-t-il en faisant référence aux membres du corps professoral.

Le recteur de l’Université du Québec à Trois-Rivières, Daniel McMahon, était tout sourire lorsqu’il a rencontré les médias, mardi soir, relativement à l’acceptation de l’entente par les professeurs.

Une réputation entachée ?
Questionné à savoir si la saga découlant de ce conflit de travail allait entacher la réputation de l’UQTR, le recteur a répondu par la négative. Il espère d’ailleurs que tous les employés mettront l’épaule à la roue afin de favoriser le développement de l’université.

«À partir du moment où nous travaillons en équipe sur ce qui nous passionne, c’est-à-dire l’enseignement, la recherche et les services à la communauté, nous devrions être capables très rapidement de retomber sur nos pieds», clame-t-il.

Malgré plusieurs appels, il n’a pas été possible de s’entretenir avec un représentant du syndicat.