Le deuxième projet de ruelle verte piloté par le café Le Bucafin a été inauguré mercredi matin, à Trois-Rivières. Sur la photo: Audrey Hivon, chargée de projet, Jean-Denis Girard, député provincial de Trois-Rivières, Cecilia Protz, coordonnatrice du Bucafin, et Line-Marie Bourbeau, horticultrice.

Une deuxième ruelle verte inaugurée

Trois-Rivières — Le café Le Bucafin a inauguré sa deuxième ruelle verte derrière la rue Godbout, dans le district Marie-de-l’Incarnation de Trois-Rivières, mercredi. Ce projet a pour but non seulement d’améliorer la qualité de vie des résidents du quartier, mais également de contrer les îlots de chaleur dans un contexte de changements climatiques.

L’instauration de ruelles vertes contribue à réduire les impacts des changements climatiques auprès des résidents. En changeant le pavé asphalté pour des zones gazonnées, les ruelles vertes diminuent les îlots de chaleur que l’on retrouve souvent dans les espaces asphaltés lors de températures chaudes. Évidemment, lors d’étés caniculaires comme celui de cette année, les ruelles vertes améliorent l’environnement dans lequel elles sont situées ainsi que la qualité de l’air.

«Souvent, dans ces quartiers-ci, on a des personnes aînées qui ont plus de difficulté à rester à la chaleur intense l’été», explique Jean-Denis Girard, député provincial de Trois-Rivières.

Améliorer la qualité de vie des citoyens
«C’est vraiment un milieu de vie où les gens peuvent se rencontrer», estime Cecilia Protz, coordonnatrice de l’entreprise d’économie sociale Le Bucafin.

Mme Protz a constaté la popularité des ruelles vertes auprès des citoyens avec le premier projet du Bucafin, inauguré en 2016 à l’arrière du café. «Les gens ramassent des tomates, des concombres, les enfants de la garderie située près du Bucafin viennent se promener», raconte Cecilia Protz.

La deuxième ruelle verte du Bucafin offrira, elle aussi, des fruits, des légumes et des fines herbes pour que les citoyens puissent se servir. «Les gens vont pouvoir participer à un petit jardin communautaire et ça réduit la facture d’épicerie», note Jean-Denis Girard.

Une ruelle verte permet également aux résidents d’un même quartier de socialiser, et donc de contrer l’isolement chez certaines personnes. «Les gens socialisent, discutent, vont dans la ruelle pour l’entretenir», affirme M. Girard.

En plus de favoriser les échanges entre les résidents, les ruelles vertes contribuent à la revitalisation des premiers quartiers. «J’invite les gens à venir comparer les ruelles existantes et les ruelles vertes pour voir comme c’est agréable visuellement. Ça améliore beaucoup l’images des premiers quartiers», soutient le député provincial de Trois-Rivières.

Un projet de 50 000 $
C’est en collaboration avec plusieurs partenaires que Le Bucafin a mis sur pied cette deuxième ruelle verte à Trois-Rivières. L’entreprise a reçu l’aide financière entre autres du gouvernement fédéral dans le cadre du programme Éco-action, du gouvernement provincial, de la Ville de Trois-Rivières et d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières.

Au total, ce projet nécessite des coûts de 50 000 $ partagés parmi plusieurs partenaires.

Multiplier les ruelles vertes à Trois-Rivières?
«Mon rêve, c’est que toutes les ruelles du district Marie-de-l’Incarnation soient des ruelles vertes», confie Cecilia Protz. Le Bucafin semble avoir déjà dans ses plans de construire une troisième ruelle verte à Trois-Rivières.

L’engouement particulier du département des travaux publics de la Ville de Trois-Rivières envers les ruelles vertes a notamment été souligné lors de l’inauguration de mercredi. «Moi, j’y crois. Je crois en cette dynamique qui se crée grâce aux ruelles vertes», affirme Jean-Denis Girard.