On retrouve sur la photo Lucie Lefebvre, le député Jean-Denis Girard, et soeur Yvette Isabelle, au coeur de la chapelle des Ursulines.

Une cure de restauration pour le monastère des Ursulines

Emblème du Vieux-Trois-Rivières, le monastère des Ursulines pourra bénéficier d'une cure de restauration grâce à une contribution financière de 136 000 $ octroyée par le gouvernement du Québec via son Programme d'aide à la restauration du patrimoine à caractère religieux. C'est le dôme de la chapelle qui sera particulièrement concerné par ces travaux.
Ce sont des fuites d'eau qui ont d'abord trahi les problèmes d'usure du dôme. «En 2015, mon homme de maintenance, M. Boisvert, est venu me voir en me disant: ''On a un problème, il y a des gouttes d'eau qui tombent du ciel...!''», commence Lucie Lefebvre, coordonnatrice des services et bâtiments au monastère, et maître d'ouvrage pour les travaux majeurs, en évoquant les premiers signes de problèmes à la structure du fameux dôme de la chapelle.
«Deux interventions d'urgence mais temporaires ont été nécessaires en 2015 et 2016, pour limiter la détérioration des fresques du dôme, des arches surmontées par les colonnes du dôme, ainsi que du plafond du troisième jubé. Les travaux de restauration du dôme sont donc passés de prioritaires à urgents», continue Mme Lefebvre.
L'aide financière transmise par le député Jean-Denis Girard servira à apporter des correctifs permanents d'étanchéité à différents éléments de la structure et de la toiture du dôme présentant des risques ou des signes d'usure. 
«Des soudures sont à refaire, des tôles de toiture et des noues à changer, des ancrages à solidifier... D'autres travaux de maintenance seront effectués par la même occasion», énumère Mme Lefebvre, en mentionnant entre autres la restauration de fenêtres et la solidification de la croix.
Les Ursulines sont arrivées à Trois-Rivières en 1697 à la demande de Mgr de Saint-Vallier afin d'y fonder les premières institutions hospitalières et éducatives.
«Il y a 320 ans, les Ursulines arrivaient à Trois-Rivières, une petite bourgade de 32 maisons. D'abord installées dans l'emplacement du bureau de poste actuel, elles emménagent trois ans plus tard sur leur site actuel dans une petite maison de 50 par 30 pieds sur deux étages, qui avait été construite pour le gouverneur de Ramezay», a rappelé soeur Yvette Isabelle, présidente du Conseil de gestion du monastère des Ursulines de Trois-Rivières.
«Afin de répondre aux  besoins des religieuses qui augmentent en nombre, et aux besoins de l'oeuvre qui prend de l'ampleur au fil des ans, le complexe immobilier s'agrandit et devient l'imposant patrimoine que l'on connaît aujourd'hui. Les Ursulines ont toujours eu à coeur de garder en bon état les bâtiments qui font la fierté des Trifluviens», a aussi exprimé soeur Isabelle.
La maison blanche emblématique, agrandie à plusieurs occasions, abrite la chapelle construite en 1715 et agrandie en 1897 avec, notamment l'ajout du dôme. La chapelle a conservé une bonne partie de son décor intérieur du début du XIXe siècle, dont son retable en arc de triomphe et ses colonnes et piliers d'ordre corinthien. 
La coupole décorée par le peintre d'origine italienne Luigi Capello constitue un autre de ses atouts esthétiques. Le choeur de la chapelle contient encore une partie du grillage évoquant sa clôture monastique.
En annonçant publiquement l'aide accordée au monastère par son gouvernement, le député de Trois-Rivières Jean-Denis Girard, a vanté la richesse de l'ensemble architectural des bâtiments des Ursulines. 
«La rue des Ursulines, selon moi et selon plusieurs Trifluviens, est la plus belle rue à Trois-Rivières, bien sûr grâce au monastère, et grâce aux Ursulines qui ont marqué l'histoire de Trois-Rivières», a-t-il dit.