Le maire Yvon Deshaies

Une autre rencontre mercredi

TROIS-RIVIÈRES — La Ville de Louiseville et le syndicat des cols bleus et blancs se reverront en négociations mercredi prochain, une semaine après le dépôt d’une contre-offre par la partie syndicale.

Les deux parties se sont retrouvées à la table des négociations mercredi et c’est à ce moment que le syndicat est arrivé avec une proposition sur la question salariale. Le syndicat souhaite que la Ville accorde un traitement permettant aux cols bleus et blancs d’avoir des salaires comparables à ceux versés à Berthierville.

«On avait deux méthodes différentes de calculer les salaires. Nous parlons de rattrapage, alors que l’employeur parle d’augmentation salariale. On veut qu’il y ait une façon de calculer pour du rattrapage. Quand on prend l’exemple d’un chauffeur de camion, il y a trois dollars de moins à Louiseville comparativement à Berthier», rappelle Mario Fontaine, conseiller syndical au Syndicat canadien de la fonction publique.

M. Fontaine admet que le syndicat a réajusté ses demandes salariales, mais ne veut pas dévoiler la teneur de la contre-offre par respect pour la partie patronale. D’autre part, il reconnaît qu’augmenter les salaires ou adopter des mesures de rattrapage salarial, ce sont deux mesures qui équivalent à une réalité: l’argent proviendra des poches des contribuables.

«C’est le même argent, mais je ne peux pas entrer dans l’organisation municipale pour gérer le budget. Il faut savoir que Louiseville a un budget supérieur à celui de Berthier. Je sais que ces revenus ne vont pas dans la poche des travailleurs.»

La mise en place de moyens de pression est écartée pour l’instant. Mario Fontaine dit avoir bon espoir que cet aspect de la négociation se règle sans l’utilisation de ces moyens de pression.

C’est aussi le souhait du maire, Yvon Deshaies. «Le syndicat est revenu avec une contre-offre et on va prendre la semaine qui arrive pour analyser tout ça. On verra ce qu’on peut faire.»