Le sort de l’église Saint-Pierre sera vraisemblablement scellé après l’assemblée spéciale du 12 mars.

Une assemblée convoquée le 12 mars

Shawinigan — La paroisse de Sainte-Marguerite-D’Youville convoque la communauté à une importante assemblée d’information le 12 mars à 19 h à l’église Saint-Pierre, alors que sera dévoilée l’orientation retenue pour l’avenir de cet imposant édifice.

Le diocèse de Trois-Rivières a diffusé un court communiqué de presse, jeudi après-midi, pour rendre publique cette invitation. L’assemblée spéciale est convoquée par René Gélinas, président de la fabrique de la paroisse Sainte-Marguerite-D’Youville.

Pour le moment, les intervenants liés à ce dossier réservent leurs commentaires. Le 12 mars, le fruit des réflexions menées cette semaine par la fabrique et l’équipe pastorale sera livré et une proposition sera soumise à l’assemblée. Cette dernière pourra l’approuver ou suggérer d’autres avenues.

La fabrique profitera de l’occasion pour expliquer les défis qu’elle doit affronter pour conserver l’église de l’avenue Hemlock. L’été dernier, une firme d’architectes estimait à près de deux millions de dollars la valeur des travaux nécessaires pour réparer des fissures ou des détériorations diverses qui entraînent divers problèmes, principalement des infiltrations d’eau.

Le déclin de la pratique joue évidemment dans la balance pour déterminer quel sort réserver à cette église. La messe du dimanche attire une soixantaine de fidèles en moyenne. Les déficits s’accumulent pour assurer l’exploitation normale de l’immeuble, mais au rythme actuel, les surplus accumulés seront épuisés d’ici trois ans.

Les catholiques se rassemblaient dans le soubassement de cette église dès 1902. Le majestueux immeuble ne sera finalement construit qu’en 1929 et terminé l’année suivante.

En 2009, la firme Patri-Arch accordait une valeur patrimoniale «supérieure» à l’église Saint-Pierre, en raison notamment de la préservation de son authenticité. Elle possède toujours un orgue Casavant datant de 1930, des fresques et des vitraux de l’artiste Guido Nincheri et un maître-autel taillé dans un marbre importé d’Italie.

Toutefois, dans son rapport du 26 juin 2017, la firme Régis Côté et associés observait que «peu de travaux majeurs ont été réalisés au cours des dix dernières années, malgré le caractère urgent de certains correctifs, et plusieurs éléments ont poursuivi leur détérioration».