Une arrestation musclée à Trois-Rivières fait réagir [VIDÉO]

Sébastien Houle
Sébastien Houle
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Une vidéo filmée la nuit du 12 juillet dernier au parc Champlain à Trois-Rivières montre cinq agents qui luttent avec un individu pour l'arrêter. «Mords-moi pas tabarnak!», lance l'un d’eux à celui que l’on maintient au sol. Puis, tandis que l'homme semble maîtrisé, un agent lui assène un poing au visage et une gifle, avant de se relever. Personne ne porte de masque. Malgré le manque de contexte, la captation d'à peine 55 secondes a été partagée plus de 5600 fois sur les réseaux sociaux, suscitant des commentaires à la centaine.

Les uns s'indignent du manque de contexte tandis que d'autres en ont contre la force utilisée, se relançant de part et d'autre avec le peu de diplomatie qui caractérise les fils de discussion spontanés. «Un pour tous, tous sur le même», «il a frappé l’individu au visage pour aucune raison», «bravo champion...pour tes deux petits coups de poing dans face pour absolument rien», nombreux sont ceux qui s'offusquent du caractère brutal de l'intervention. «Une autre vidéo où on ne voit pas le début», diront d'autres, soulignant que le travail de policier comporte des risques et que ce genre de situation est plus complexe qu'il n'y paraît. Le bavardage défile presque sans fin, sa nature émotive étant le seul fil conducteur apparent.

À la police de Trois-Rivières, on dit être au fait que la vidéo circule beaucoup sur les réseaux sociaux et que la direction l'a visionnée. Or, on préfère ne pas commenter davantage. Interpellé sur le fait qu'aucun des agents ne porte de masque, Richard Lévesque, inspecteur aux enquêtes et soutien opérationnel à la police de Trois-Rivières, avance toutefois que l'intervention a eu lieu à l'extérieur et que l'on ne peut parfois pas prévoir qu'un événement va surgir dans les secondes qui suivent.