La cérémonie de remise des attestations de la 205e promotion avait une saveur 50e anniversaire à l’École nationale de police du Québec à Nicolet.

Une 205e promotion pour les 50 ans de l'École de police de à Nicolet

NICOLET — La remise des attestations à l’École nationale de police du Québec à Nicolet revêtait vendredi un caractère spécial. En effet, pour cette cérémonie de la 205e promotion, on a souligné les 50 ans d’existence de cette institution d’enseignement.

Le tout a eu lieu sous la présidence d’honneur du député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, en présence de la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois. Et la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, s’est jointe à l’événement.

«Cette cérémonie tombait à peu près à la même période que la première cohorte de l’Institut de police du Québec en 1969, d’où ce petit clin d’oeil», a expliqué le directeur général, Yves Guay.

En vue de souligner le 50e anniversaire de l’institution, une cérémonie de droit de cité a précédé la remise des attestations. De tradition militaire britannique, le droit de cité est un honneur conféré à une institution par les autorités municipales, lui accordant ainsi le privilège de poursuivre ses activités en ses murs. Cette cérémonie symbolique veut ainsi témoigner des excellentes relations que l’École, la Ville de Nicolet et ses citoyens entretiennent. Dans ce cadre, un défilé est parti de l’École nationale de police du Québec pour se rendre jusqu’à l’hôtel de ville.

Rappelons que le 4 octobre 1969, le premier ministre du Québec, Jean-Jacques Bertrand, accompagné par le ministre de la Justice, Rémi Paul, le ministre de l’Agriculture et de la Colonisation et député de Nicolet, Clément Vincent, et le ministre des Travaux publics, Armand Russel, procédait à l’inauguration de l’Institut de police du Québec en présence de son directeur général, Maurice Baril. Cet événement se déroulait lors de la cérémonie de collation des grades de la première promotion de l’Institut de police du Québec.

Vendredi, les 72 aspirants policiers de la 205e promotion se sont ajoutés aux 32 000 aspirants policiers déjà formés par l’École nationale de police du Québec depuis 1969.

«Quand le gouvernement a décidé de passer de l’Institut de police de Nicolet à l’École nationale de police, on est allé au-delà d’une simple appellation. On a assuré le financement de l’institution en obligeant toutes les organisations policières à verser 1 % de leur masse salariale pour faire vivre l’École. Ça représente à peu près 40 % du budget de l’École, mais ce n’est pas banal puisque ça assurait sa pérennité et ça a permis à l’École de faire une transition d’une école plus standard à une école qui s’est intégrée beaucoup à ce qu’on appelle dans le milieu de l’éducation une approche par compétence», explique M. Guay.

Autre virage marquant fut celui de «mettre nos apprenants dans l’action». «Quand je suis passé en 1981, il y avait trois comédiens qui faisaient à peu près 40 heures de simulation par mois. Aujourd’hui, on a une cinquantaine de comédiens qui travaillent à l’école et qui font à peu près l’équivalent de 700, 800, 1000 heures de simulation par mois. On est vraiment ailleurs, au-dessus de la mêlée», se plaît-il à mentionner, évoquant tous ces plateaux de simulations et de scénarios (15 appartements, deux dépanneurs, trois bars, une clinique médicale, un bureau administratif, une serre hydroponique illégale, six parcs).

Finalement, ce dernier ne manque pas de signaler que l’École offre un programme unique et réglementé en enquête en partenariat avec différents universités québécoises.