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Lionel Berthoux, chercheur en rétrovirologie et professeur titulaire au département de biologie médicale de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).
Lionel Berthoux, chercheur en rétrovirologie et professeur titulaire au département de biologie médicale de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

Un vaccin qui démontre son efficacité, estime le professeur Lionel Berthoux

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
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Trois-Rivières — Les quatre cas de COVID-19 dépistés chez des résidents vaccinés du CHSLD Cloutier-du Rivage ne mettent aucunement en doute l’efficacité du vaccin, estime Lionel Berthoux, un spécialiste en rétrovirologie et professeur titulaire au département de biologie médicale de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

La directrice régionale de la Santé publique, la Dre Marie-Josée Godi, a fait le point mercredi sur l’éclosion de COVID-19 au CHSLD Cloutier-du Rivage qui touche notamment des patients qui ont reçu le vaccin de Pfizer avant Noël. Elle a mentionné que les quatre résidents atteints de la COVID-19, qui sont des personnes âgées présentant plusieurs comorbidités, ont des symptômes légers. Deux de ces cas ont été découverts après l’apparition de ces symptômes et deux autres l’ont été à la suite d’un dépistage massif, précise le CIUSSS MCQ.

«Aucun vaccin n’est efficace à 100 %», a mentionné la Dre Godi.

«L’objectif du vaccin est de limiter les mortalités et la sévérité des symptômes. Il est trop tôt pour conclure que la protection du vaccin n’est pas optimale.»

Spécialiste en rétrovirologie et professeur titulaire au département de biologie médicale de l’UQTR, Lionel Berthoux, abonde également en ce sens. À la lumière des informations qui émanent de la direction régionale de la Santé publique, il estime que l’état de santé actuel des résidents vaccinés qui ont contracté la COVID-19 montre même l’efficacité du vaccin.

«Possiblement que ces personnes qui ont des symptômes très légers ne se seraient même pas fait dépister si elles avaient été dans la population en général», mentionne le chercheur. «Ça ne remet pas du tout en cause l’efficacité du vaccin. Les gens qui sont tombés positifs sont peut-être même pas dans le 10 % (d’inefficacité après la première dose).»

Il existe une nuance très importante entre être infecté par la COVID-19 et développer la maladie, rappelle le professeur Lionel Berthoux. «Les gens ont été infectés. Ils ne sont pas nécessairement malades. Donc, ça ne remet pas en cause l’efficacité du vaccin», note-t-il.

«Si leurs symptômes sont très légers, ces personnes ont été protégées. Le vaccin a prouvé qu’il empêchait les gens de tomber gravement malades. Ces résidents n’ont pas été gravement malades. Ça fait juste prouver que le vaccin fonctionne.»

La gravité des symptômes de la COVID-19 chez les personnes vaccinées est un élément déterminant pour connaître l’efficacité réelle du vaccin, précise le spécialiste de l’UQTR.

«S’il commence à y avoir des gens quelque part qui sont vaccinés et qui ensuite tombent malades avec de grosses complications, nous devrons tous nous inquiéter», affirme-t-il.

«Il pourrait alors avoir plusieurs explications. Le vaccin pourrait ne pas avoir été manipulé correctement, le virus pourrait avoir muté suffisamment pour échapper aux vaccins. Mais on est loin d’être là. Pour l’instant, tout ce qu’on entend c’est que le vaccin marche très bien et il est sécuritaire.»

Par ailleurs, le professeur en rétrovirologie de l’UQTR met en garde contre les fausses informations concernant les vaccins de COVID-19 ou autres qui viennent installer un doute sur leur efficacité auprès d’une partie de la population.