­­Steve Hill a offert une performance acoustique à une cinquantaine de privilégiés, vendredi soir, afin de souligner le troisième anniversaire de la microbrasserie La Forge du malt.
­­Steve Hill a offert une performance acoustique à une cinquantaine de privilégiés, vendredi soir, afin de souligner le troisième anniversaire de la microbrasserie La Forge du malt.

Un troisième anniversaire célébré en grand pour La Forge du malt

Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — COVID-19 oblige, les célébrations entourant le troisième anniversaire de la microbrasserie trifluvienne La Forge du malt avaient des airs de fête VIP, vendredi soir, alors qu’une cinquantaine de chanceux ont pu y prendre part et assister à un concert intime du guitariste virtuose Steve Hill.

En raison des limitations imposées aux tenanciers d’établissements afin de respecter les mesures de distanciations sociales toujours en vigueur, les propriétaires avaient dû limiter à 50 le nombre de billets, qui ont d’ailleurs tous trouvés preneur en une seule journée. Malgré cela, Martin Baril, Guy Lafrenière et Étienne Lamontagne tenaient à souligner les trois ans de leur bébé, d’autant plus que la dernière année a été remplie de défis en raison de la pandémie. Pour eux, il était important d’inviter clients et amis à siroter une, ou quelques, bières sur leur terrasse nouvellement agrandie ou à l’intérieur de leur salon de dégustation adjacents à leur brasserie du secteur Saint-Louis-de-France, et ce, en assistant à une performance endiablée d’un artiste du coin.

Alors qu’ils attendaient leurs invités et que Steve Hill terminait à peine ses tests de son, Martin Baril et Guy Lafrenière ont reconnu que 2019 ne s’est pas du tout déroulée comme ils le prévoyaient. Néanmoins, les derniers mois n’ont pas été que négatifs pour leur entreprise selon eux.

«En mars, on a dû fermer le bar. On a alors mis l’accent sur la vente pour emporter et la distribution de nos produits dans les différents points de vente. On a alors constaté le phénomène du ‘‘boire local’’. Les gens se sont plus rapprochés [des brasseries d’ici]», raconte Guy Lafrenière.

Cette nouvelle approche, jumelée avec une présence accrue sur les réseaux sociaux, a permis à la jeune entreprise de tirer son épingle du jeu malgré tout.

«Nous voulions ‘’entertainer’’ les gens. On s’est dit: ‘‘les gens sont chez eux et ils s’emmerdent. On va donc les amuser.’’ On a notamment diffusé des capsules sur les réseaux sociaux et mis sur pied des promotions assez agressives afin d’aller chercher le monde. Ce n’était pas pour faire des gros coups d’argent, mais plutôt pour garder du mouvement dans la place», poursuit M. Baril.

Plusieurs projets

Voyant leurs différentes bières sur les étalages de nombreux points de vente et accueillant de plus en plus de clients, dont plusieurs réguliers, à leur salon de dégustation, les jeunes hommes d’affaires ont confiance en l’avenir. Ils planchent d’ailleurs sur plusieurs projets, dont des partenariats avec des organisations qu’ils ne peuvent pas nommer pour l’instant. Des nouvelles bières viendront également bonifier leur gamme de produits prochainement.

Pour ce qui est d’un possible déménagement dans des locaux plus grands ou plus près du centre-ville, les deux hommes d’affaires confient qu’ils apprécient le fait d’être implantés en périphérie.

«J’aime être considéré comme un genre de secret. Il y avait même des clients qui qualifiaient notre bar de clandestin au début», lance à la blague Guy Lafrenière.

«Notre bar, c’est un endroit simple et agréable. On accepte les chiens sur la terrasse et il y a des gens qui viennent jouer aux cartes», laisse tomber Martin Baril.