Les coffres à jouets sont situés dans quatre parcs dans la Ville de Trois-Rivières, ce qui donne l’opportunité aux enfants d’explorer le jeu libre gratuitement. Sur la photo: Bianca Thibault-Lachance.
Les coffres à jouets sont situés dans quatre parcs dans la Ville de Trois-Rivières, ce qui donne l’opportunité aux enfants d’explorer le jeu libre gratuitement. Sur la photo: Bianca Thibault-Lachance.

Un taux d’achalandage concluant pour les coffres à jouets libre-service

Emmanuelle Leblond
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Des petits camions, des cerceaux, des seaux et des pelles pour jouer dans le sable: voici quelques items que les Trifluviens peuvent découvrir dans les coffres à jouets libre-service qui sont localisés dans quatre parcs de la Ville de Trois-Rivières. Le projet a vu le jour l’année dernière, grâce à La Démarche des premiers quartiers et, déjà, l’organisme tire un bilan positif quant à l’achalandage.

Cette initiative a pour objectif de favoriser le jeu libre, une pratique qui invite les plus petits à user de créativité pour s’amuser. «Depuis plusieurs années, l’enfant est très occupé et très programmé. On lui donne le jouet, on lui explique comment jouer et comment ça fonctionne. Par le jeu libre, l’enfant n’est pas structuré pour jouer», explique Caroline Guay, coordonnatrice de La Démarche des premiers quartiers de Trois-Rivières.

Avec l’aide de ses partenaires, l’organisme a ciblé les jouets qui stimulent la pensée créative chez les enfants. Petits tracteurs, jeux de balles, nouilles de piscine, il y en a pour tous les goûts. «Les jeunes font ce qu’ils veulent avec les jouets, ça peut être des chasses au trésor, des courses à obstacles ou des châteaux. L’idée, c’est que l’enfant développe sa créativité et qu’il trouve une façon d’utiliser des éléments qui sont à sa portée comme bon lui semble», complète-t-elle. L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et Trois-Rivières en action et en santé (TRAS) ont notamment collaboré à la réalisation de ce projet.

En plus d’encourager les enfants à jouer librement, le projet permet d’animer un secteur, de revitaliser un quartier et de mettre de l’avant les saines habitudes de vie. Il ne faut pas oublier le volet social, puisque ce projet permet de tisser des liens entre les participants.

Les coffres sont installés à proximité des modules de jeux, dans le parc Jean-Béliveau, le parc Sainte-Marguerite, le parc Adélard-Dugré et le parc Lionel-Rheault. Les jouets ont été choisis pour les enfants qui sont âgés de trois à neuf ans.

«On s’assure que peu importe l’âge de l’enfant, c’est sécuritaire. Si l’enfant arrive et il a 11 ans, c’est aussi parfait, ajoute Mme Guay. On voit même les plus vieux qui jouent avec leurs frères et sœurs.» Les garderies et les camps de jours sont des utilisateurs fréquents de ces coffres.

Des accompagnateurs sont sur le site afin de faire découvrir les coffres aux familles et faire connaître les bienfaits du jeu libre. «Ce sont deux personnes qui travaillent à la Démarche des premiers quartiers qui sont là cinq jours par semaine, dans les parcs, pour s’assurer qu’il y ait toujours une présence», appuie la coordonnatrice de l’organisme.

Au fil du temps, plusieurs parents ont témoigné de leur soutien envers ce projet. Quant aux enfants, ils se réjouissent de cette initiative. À leur grand plaisir, les coffres sont renfloués chaque semaine. «On est heureuse de voir que les coffres sont utilisés et ça plaît aux familles de la façon dont on l’a fait», ajoute-t-elle.

Aussi, le projet a été pensé en fonction du développement durable. De manière générale, les items qui se retrouvent dans les coffres sont des jouets de seconde main, provenant notamment de friperies, d’organismes et de bien d’autres donateurs.

Actuellement, l’Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie (URLSM) et l’UQTR «évaluent les parcs» pour réaliser une analyse, confie Mme Guay. Le service d’accompagnement, les jouets choisis, le taux de fréquentation et l’impact chez les enfants et dans la communauté sont évalués.

«L’analyse se fait cet été et l’été prochain, ça va nous permettre de savoir où sont les meilleurs endroits pour mettre des nouveaux coffres et aussi de savoir s’il y a un besoin d’avoir de nouveaux coffres à Trois-Rivières», souligne la coordonnatrice de l’organisme.

La Démarche des premiers quartiers se réjouit du bilan favorable qu’elle tire du projet, jusqu’à présent. «On s’est inspirées d’autres expériences positives qui ont été faites ailleurs. C’est une nouveauté pour Trois-Rivières et on est contentes d’avoir pu s’inscrire dans cette vague-là qui est le jeu libre-service», conclut-elle.