Henri Provencher espère être en mesure de tenir son spectacle équestre le 30 juillet prochain, mais pourrait être forcé de tout annuler.

Un spectacle pour la Fondation Cédrika Provencher risque l'annulation

La Fondation Cédrika Provencher croyait bien être en mesure de réaliser un bon coup et d'amasser une somme intéressante en présentant le spectacle Excalibur au Théâtre équestre Beauvallon. La soirée risque maintenant d'être annulée, faute de billets vendus.
Jusqu'à présent, une vingtaine de laissez-passer ont trouvé preneur. Il en faudrait une centaine d'ici au 20 juillet afin que le président de l'organisme, Henri Provencher, maintienne la tenue de l'événement.
«Il y a beaucoup de gens qui me disent qu'ils seront présents à la soirée, mais je n'ai aucune garantie ferme qu'il va y avoir suffisamment de monde. Il faudrait qu'il y ait un minimum de 100 personnes (confirmées) pour que le spectacle ait lieu. Ça n'empêche pas de remplir le stade par après», explique le grand-père de la petite Cédrika.
Les dirigeants de l'organisme avaient comme objectif d'amasser 5000 $ grâce aux profits de la soirée afin de poursuivre leurs efforts de prévention des enlèvements d'enfants.
«Il faut payer les frais d'administration, mais tout le reste nous revient. Normalement, pour des spectacles de la sorte, c'est moitié moitié, mais cette fois les artistes ont accepté le strict minimum. Il faut donc que je puisse m'assurer que les gens seront là», dit M. Provencher.
Il s'agit d'un deuxième événement de la Fondation à connaître des difficultés en termes de participation. L'année dernière, la Journée mondiale de prévention des enlèvements d'enfants, tenue au parc Chapais, endroit où la fillette a été enlevée, n'avait attiré qu'une quarantaine de personnes, bien en deçà des attentes. Est-ce un signe que la population a tourné la page sur la disparition de Cédrika?
«Non, je ne pense pas du tout. Je ne suis même pas capable de sortir de chez moi sans que les gens nous disent de ne pas lâcher, et qu'ils sont avec nous. Je ne pense pas qu'il y a du désintéressement», maintient M. Provencher.
Ce dernier accepte pleinement le blâme pour la déception qu'a été la journée au parc Chapais.
«C'est de ma faute et j'en prends la responsabilité. C'est moi qui ai voulu que ça se tienne au parc. Mais par après, j'ai réalisé que vu que ce n'était pas un lieu central, ça explique qu'il n'y ait pas beaucoup de monde qui se sont déplacés.»
La Fondation reviendra d'ailleurs à la charge cet été avec une deuxième édition de la Journée mondiale de prévention des enlèvements d'enfants, le 31 juillet. Cette fois, c'est au parc portuaire que se tiendra l'événement, un lieu plus rassembleur selon M. Provencher. Si l'événement sera encore tourné vers la jeunesse, avec la présence de clowns et de magiciens, des spécialistes du domaine devraient aussi faire acte de présence afin de s'adresser aux gens qui se seront déplacés.
Le président souligne que la population peine encore à différencier la mission de la Fondation et les recherches liées à la disparition de sa petite-fille.
«Oui, c'est sûr que Cédrika fait partie des préoccupations de la Fondation, mais ce sont tous les enfants que nous voulons protéger», conclut-il.