De gauche à droite: le recteur, Daniel McMahon, Daniel Milot, directeur général de la Fondation, Carole Neill, présidente du Syndicat des chargés de cours, Joël Ledoux, représentant de l’AGÉHCUQTR, Frédéric Thibault, président de l’AGÉUQTR et André St-Onge, président de la Fondation.

Un soutien très apprécié de l’interne

TROIS-RIVIÈRES — La Fondation de l’Université du Québec à Trois-Rivières a profité de sa deuxième Semaine de la philanthropie pour annoncer qu’elle a reçu près de 3 millions $ de la part de ses partenaires internes, soit les associations étudiantes et les syndicats de l’Université dans le cadre de sa nouvelle campagne de financement.

La plus grosse contribution, soit plus de 2 millions $, provient de l’Association générale des étudiants qui fêtera, dans un peu plus d’un an, son 45 e anniversaire. «Les dons offerts depuis maintenant 17 ans démontrent la volonté des étudiants à faire une réelle différence dans la communauté universitaire pour améliorer la qualité de leur parcours à l’université, mais aussi en pensant aux générations futures», a indiqué le président de l’AGÉUQTR, Frédéric Thibault.

C’est grâce à un effort de multiplication des petits dons que l’AGÉUQTR a réussi à amasser cette somme, explique-t-il. «Les étudiants effectuent annuellement des dizaines de milliers de dons», dit-il.Frédéric Thibault a tenu à remercier les étudiants membres de l’association qu’il préside. «Vous n’avez pas idée à quel point vos dons volontaires pris à même votre budget étudiant, déjà parfois très serré, fait une grande différence», dit-il.

L’Association générale des étudiants hors campus est le second organisme interne à avoir le plus contribué à la campagne de la Fondation de l’UQTR en lui remettant 400 000 $. Joël Ledoux, adjoint administratif de l’AGÉHCUQTR, indique que ce montant servira à financer de nouveaux équipements de pointe en visioconférence pour les centres universitaires hors campus ainsi qu’à l’octroi de bourses aux étudiants.

Le troisième plus gros don provient du Syndicat des chargés de cours qui, en cette année de son 35e anniversaire, a remis 210 000 $. «On a décidé d’innover un peu», indique la présidente du Syndicat, Carole Neill. «Pour le 30e anniversaire, on avait fait une campagne publicitaire», rappelle-t-elle. Cette année, c’est en participant à la campagne de financement que le Syndicat célèbre cinq ans de plus. Cette somme permettra de remettre des bourses aux étudiants, mais aussi de «favoriser le développement de la recherche pour les chargés de cours», indique Mme Neill. «C’est un début, pour nous, qui est modeste, mais qui est quand même important parce que vous savez que les chargés de cours font de la recherche. Malheureusement comme ils sont exclus des organismes subventionnaires, ils le font à leurs frais, c’est-à-dire avec peu de soutien financier», explique la présidente.

Le geste a dû être approuvé par les membres de l’assemblée générale et a été accueilli «avec enthousiasme», assure-t-elle.

D’autres collaborateurs internes ont aussi fait d’importants dons au profit de la Fondation de l’UQTR. C’est le cas du Syndicat des professeures et professeurs de l’UQTR qui contribue pour 67 500 $, de l’Association des cadres de l’UQTR, pour 25 000 $, du Syndicat du personnel professionnel de l’UQTR et de la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche, 5000 $ et finalement, du Syndicat des employés de soutien, 5000 $. Le président du conseil d’administration de la Fondation, André St-Onge, rappelle que «la Fondation de l’UQTR a pour mission d’accélérer le développement de l’Université en appuyant financièrement les initiatives des étudiants et des professeurs et en améliorant la qualité de vie sur le campus.»

«Quand on démontre qu’à l’interne on y croit, c’est beaucoup plus facile d’aller à l’externe pour aller chercher la contribution du milieu», a fait valoir de son côté le recteur, Daniel McMahon. «Ça fait office de caractère tout à fait exemplaire. Ces gestes de mobilisation à l’interne constituent des leviers importants pour soutenir et stimuler notre croissance», fait valoir le recteur.