Les critiques - et les moqueries -ont fusé quelques heures après la mise en ligne d'un sondage du gouvernement fédéral sur le mode de scrutin.

Un sondage s'attire les moqueries

Sondage sérieux sur la réforme démocratique ou test de personnalité digne d'un magazine à potins? Les critiques - et les moqueries -ont fusé quelques heures après la mise en ligne d'un sondage du gouvernement fédéral sur le mode de scrutin.
L'exercice est passablement long: une trentaine de questions sur les «valeurs» et les «préférences» de l'électeur, qui doit également dresser la liste de ses priorités en matière de démocratie, ainsi que répondre à des questions sur sa situation socio-économique.
Jamais lui demande-t-on le mode de scrutin qu'il aimerait voir adopté au Canada ni s'il voudrait qu'un référendum soit tenu sur cette question. 
À la fin du sondage, l'électeur reçoit son «résultat»: il fait partie du groupe des «innovateurs», des «coopérateurs», des «défenseurs», des «pragmatiques» ou des «critiques».
Les Canadiens devraient recevoir cette semaine une carte postale les invitant à répondre à ce sondage sur le site mademocratie.ca ou par téléphone. On ignore comment Ottawa utilisera les résultats.
Les internautes n'ont pas manqué de tourner en dérision le sondage, parodiant les résultats en y mettant la photo d'un personnage de série télévisée. D'autres se moquaient des choix proposés en y allant à la blague de suggestions incongrues.
Le dévoilement du sondage élaboré par la firme torontoise Vox Pop Labs survient alors que la ministre des Institutions démocratiques, Maryam Monsef, a rejeté le rapport majoritaire du comité multipartite sur la réforme électorale.
On y recommandait de proposer un nouveau mode de scrutin proportionnel et de le soumettre ensuite aux Canadiens par référendum. Mme Monsef reprochait au comité d'avoir «abdiqué» plutôt que de «prendre les décisions difficiles». Elle s'est par la suite excusée pour ses propos.