André Bougaïeff

Un site dédié aux journaux de la Mauricie

Trois-Rivières — L’avenir des journaux imprimés est plus que jamais à l’avant-plan de l’actualité. Dans ce contexte, l’initiative du professeur de l’UQTR, André Bougaïeff, de rendre accessible au public une recherche menée il y a une trentaine d’années avec des étudiants, trouve une résonnance particulière. Accessible par le biais du site Internet www.uqtr.ca/journauxmauricie, on y retrouve une grande source d’information sur les journaux régionaux qui ont été publiés entre 1817 et 1987, date où l’étude a été réalisée.

Après avoir gardé tout ce temps cette information dans ses cartons, le 50e de l’UQTR est devenu un prétexte pour diffuser au grand public cette mine de renseignements sur le journalisme trifluvien et même régional. En plus de photos et de documents d’archives, plusieurs entrevues avaient été réalisées dans le cadre de ce travail avec des fondateurs de journaux. «Il y avait dans ce document plein d’information qu’on ne retrouvait pas forcément ailleurs.»

Comme le travail a été réalisé autour de 1987, le site ne comporte que très peu d’information relative aux 30 dernières années si ce n’est que quelques annotations qui ont été ajoutées.

Pour André Bougaïeff l’idée est de solliciter la mémoire du public pour bonifier l’information qu’on y retrouve.

«J’aimerais qu’il y ait des gens qui se souviennent de ceci ou cela et qui m’apportent des informations qu’on pourrait ajouter sur notre site», souligne-t-il.

«Les journaux de Trois-Rivières sont une richesse incalculable en ce sens que le nombre de journaux et le nombre de personnes qui ont travaillé là-dessus est absolument phénoménal! On ne s’en aperçoit même pas. Il y a eu plus d’une centaine de journaux qui sont apparus et disparus. Ç’a été le rôle de toute la vie culturelle, politique, historique, entre autres, qui est passé au travers ces journaux. Ceux de Trois-Rivières et de la Mauricie, parce qu’on a élargi à l’ensemble de la région, ont joué un rôle de développement régional colossal, mais la mémoire est courte, alors on ne s’en souvient plus», ajoute M. Bougaïeff qui mentionne que ce site est le premier dédié aux journaux trifluviens.