Valérie Bellerose, directrice générale de la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé, et Kathya Paquin, directrice générale de l’école secondaire l’Escale de Louiseville.

Un service bonifié

LOUISEVILLE — Grâce à une entente de partenariat avec l’école secondaire l’Escale de Louiseville, la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé peut bonifier son service de transport en fin de journée, notamment auprès des travailleurs.

L’entente prévoit que le transport collectif verse près de 8000 $ à l’école pour l’année 2018-2019. En échange, l’école ajoute une cinquième journée à son service de deuxième transport de fin d’après-midi.

L’école a mis en place ce deuxième service de transport afin de faciliter la participation étudiante aux activités parascolaires. Deux bus quittent l’Escale à 17 h 30 et se rendent vers le coeur de Louiseville, de Maskinongé, de Saint-Justin, de Saint-Léon-le-Grand, de Sainte-Ursule, de Saint-Sévère, de Sainte-Angèle-de-Prémont, de Yamachiche et de Saint-Édouard-de-Maskinongé.

«Pour l’école, offrir un deuxième transport (durant quatre jours) coûte 40 000 $, incluant la surveillance. Quand les gens du transport scolaire achètent des places et défraient les coûts du service pour le vendredi, c’est une bonne affaire», déclare Kathya Paquin, directrice générale de l’école l’Escale.

Via cette cinquième journée d’offre de transport, les élèves pourront être plus nombreux à profiter des études dirigées et des activités parascolaires.

«Les élèves peuvent faire des travaux d’équipe à l’école, la salle de musculation est ouverte. Et on a 27 équipes sportives. La disponibilité pour les plateaux sportifs devient difficile. Une cinquième journée donne une meilleure disponibilité», ajoute Mme Paquin.

L’arrivée d’une cinquième journée permettra également à des élèves de l’Escale de fréquenter plus souvent la Maison des jeunes, située à deux pas de l’école secondaire.

Ce service maintenant accessible durant cinq jours devrait attirer des travailleurs, croit Valérie Bellerose.

«C’est une heure qui correspond à la fin du quart de travail de jour de plusieurs travailleurs. On offre ainsi une nouvelle opportunité à la population et on vient aider les entreprises à recruter de la main-d’oeuvre», raconte la directrice générale de la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé.

Quelque 10 places sont disponibles dans les bus de fin d’après-midi. Mme Bellerose est persuadée que l’offre saura convaincre des travailleurs.

«Le potentiel est de 4000 déplacements par année. Si un travailleur achète une passe mensuelle à 80 $, ça revient à 20 $ par semaine. C’est moins cher qu’utiliser une voiture», ajoute Mme Bellerose, en précisant que ce service sensibilisera les jeunes aux bienfaits du transport collectif afin de les amener à en devenir des utilisateurs réguliers d’ici quelques années.

L’Escale et la Corporation sont des partenaires depuis longtemps, notamment en ce qui concerne le transport de stagiaires. Ceux qui ont besoin de transport pour se rendre en milieu de travail peuvent utiliser les services du transport collectif.

«On donne à nos jeunes la culture de se déplacer en transport collectif dès qu’ils sont en stage, rappelle Mme Paquin. Éventuellement, ça va devenir naturel pour eux d’utiliser ce service.»