Le Sanctuaire réfléchit à la formule qu’aura l’édition 2020 de Noël en lumière.
Le Sanctuaire réfléchit à la formule qu’aura l’édition 2020 de Noël en lumière.

Un Sanctuaire sans recteur et sans Marché de Noël

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Pandémie oblige, il n’y aura pas de Marché de Noël, cette année, au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. «Ça aurait été la troisième édition en collaboration avec le Sanctuaire», indique Geneviève Dauphin, responsable des communications au Centre d’action bénévole du Rivage, principal partenaire de l’événement. La décision a été prise dès le début du mois d’octobre. 

Mme Dauphin se désole pour les quelque 80 artisans qui vendaient leurs produits grâce à cette activité et pour les clients qui aiment s’y procurer une foule de gâteries fabriquées localement pour le temps des Fêtes. Pas moins de 10 000 personnes ont participé au Marché de Noël l’an dernier.

Il n’a pas été possible, explique-t-elle, de basculer en virtuel, la logistique aurait été trop complexe, explique-t-elle. «On espère pouvoir avoir une édition en 2021», souhaite Mme Dauphin.

Le Sanctuaire est également en train d’évaluer les différentes possibilités qui s’offrent à lui pour l’activité Noël en lumière.

«La période des Fêtes sera différente cette année. Nous désirons offrir à la population un endroit pour se recueillir, mais aussi pour célébrer. Il y aura une édition adaptée de Noël en lumière. Nous sommes en train de planifier la forme que cela prendra en tenant compte de la sécurité sanitaire pour tous», indique Martin Yelle, directeur de la mission et responsable des communications.

Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap continue sa mission contre vents et marées, mais sans recteur à sa tête. C’est du moins ce que les Pères Oblats ont décidé de faire jusqu’en septembre 2021. Rappelons que Mgr Pierre-Olivier Tremblay a récemment quitté ses fonctions de recteur du Sanctuaire, poste qu’il occupait depuis mai 2018, parce qu’il ne pouvait plus assumer les fonctions d’évêque auxiliaire et de recteur à mi-temps, les deux tâches ensemble étant trop prenantes.

Martin Yelle explique que dans la situation actuelle, «on veut multiplier les talents» en mettant toute une équipe à l’oeuvre. «Même moi qui suis un laïc, je suis en partie dans les souliers du recteur. C’est une première», dit-il.

Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap a connu son premier recteur vers 1965, se souvient le père Paul Arsenault qui y oeuvre depuis 50 ans. Depuis, 9 recteurs se sont succédé à la barre de ce lieu de culte de réputation internationale.

Outre M. Yelle, qui assumera également des responsabilités au niveau de l’administration, des ressources humaines et matérielles et des communications, l’équipe comprendra le père Wedner Bérard qui sera directeur de l’accueil, des pèlerinages et de la promotion. Le père Rémi Lepage sera répondant de l’accompagnement pastoral et accompagnera l’équipe de liturgie, le développement d’activités de formation et de ressourcement et l’accompagnement des bénévoles.

«On s’en va vers une collaboration de plus en plus étendue avec plusieurs partenaires et plusieurs organisations aussi», indique M. Yelle.

Lors d’une entrevue accordée au début du mois d’octobre, Mgr Tremblay ne cachait pas une certaine inquiétude face à l’arrivée d’une deuxième vague de COVID-19 qui n’était alors pas encore confirmée. Il prévoyait alors des moments difficiles pour le Sanctuaire qui fait partie des secteurs les plus impactés par la pandémie et les mesures sanitaires, soit les lieux de culte et les sites touristiques.

«Le Sanctuaire aura traversé la première vague de justesse grâce, entre autres, comme plusieurs autres entreprises, aux subventions salariales du gouvernement fédéral. Nos revenus ont diminué drastiquement», mentionnait le recteur au cours de cette entrevue.

Le supérieur provincial des Oblats de Marie-Immaculée, le père Luc Tardif, a donc considéré la formation d’une équipe, à la place d’un seul recteur, comme une bonne expérience à tenter dans les circonstances, explique M. Yelle. L’expérience sera faite pendant un an. C’est d’ailleurs une équipe qui avait aussi dirigé le Sanctuaire, pendant quelques mois avant la nomination du recteur Tremblay.

«Ça fait en sorte de multiplier les différents talents des personnes dans l’équipe. Ce n’est pas vrai que quelqu’un peut avoir tous les talents», fait valoir M. Yelle. «En étant plusieurs à porter la responsabilité globale, ça peut nous aider à traverser la période un peu plus difficile», fait-il valoir. «C’est une période d’expérimentation», résume-t-il.

Selon M. Yelle, rien n’empêche que plus tard, un recteur soit éventuellement nommé au Sanctuaire.