C’est avec beaucoup d’enthousiasme que Dany Bruneau, Martin Fontaine et Martin Lampron ont inauguré le Memphis Cabaret sur la rue des Forges.

Un rêve qui se réalise pour Martin Fontaine

TROIS-RIVIÈRES — Il y a 10 ans que Martin Fontaine caresse le projet de mettre la main sur les locaux de l’ancien Maquisart pour créer un chez-lui où il pourrait offrir des revues musicales et des spectacles qui lui ressemblent. C’est donc un rêve qui se réalise avec l’inauguration du Memphis cabaret.

«Je ne le réalise pas encore. Je voulais essayer de bien expliquer ce que ça représente pour moi cette indépendance, cette autonomie et, surtout, ce défi. Je ne suis pas un homme d’affaires mais j’avais une vision que j’avais envie de partager.»

C’est donc avec beaucoup d’émotions que l’inauguration a eu lieu en compagnie de ses partenaires d’affaires Martin Lampron et Dany Bruneau.

Même si l’attente a été longue, Martin Fontaine n’est nullement amer. Au contraire. Il n’a fait qu’attendre que le moment soit le bon pour lui. Il a d’ailleurs remercié les anciens propriétaires, qui avaient mis la main sur la bâtisse avant qu’il n’ait pu le faire lui-même, pour les travaux qu’ils ont réalisés dans l’établissement. «Le timing n’était pas bon. Maintenant, les étoiles sont alignées.»

La performance qu’il a livrée durant la conférence de presse a donné un avant-goût de la direction qu’il veut donner à la salle de spectacle. «Sans paillettes ni artifice», lance-t-il en entrevue. Parce qu’il ne faut surtout pas s’attendre à voir des personificateurs d’Elvis défiler sur la scène de la rue des Forges. «Dans Memphis, il y a un peu d’Elvis», lance-t-il pour souligner que l’âme du King y aura tout de même une place mais pas ses perruques et son maquillage. Loin de lui l’idée de renier ce qu’il a fait ou ce qu’il fait toujours avec Elvis Expérience mais ce projet se veut différent.

Ce qu’il propose, c’est «une expérience unique, originale et exclusive. On veut attirer des gens de partout pour qu’ils viennent visiter Trois-Rivières. On veut compléter le paysage culturel et artistique avec un nouveau produit qui va nous permettre de présenter des shows qui ne vont pas en salle nécessairement et qui vont être exclusivement conçus pour ici.»

La programmation s’amorcera le 7 septembre avec Sur la route de Memphis avec Martin Fontaine. Guidé par ses voyages à Memphis et à Las Vegas, le chanteur propose une première partie inspirée par le célèbre 68 Comeback special qui a marqué le retour d’Elvis sur scène. Il sera également accompagné de son groupe The Groovy Good Times qui interprétera des chansons rock’n soul, funk et disco.

Ce spectacle sera présenté les vendredis et samedis jusqu’au 10 novembre. Par la suite, il propose un spectacle de Noël très rock dans lequel il sera accompagné de sa fille et de sa conjointe, entre autres.

«Ce sera un sanctuaire de la musique live. On voulait que les gens trouvent que l’endroit me ressemble», mentionne-t-il pour expliquer la vision qu’il souhaite réaliser.

«Je voulais faire comme un laboratoire, afin qu’on soit capable de faire nos propres revues musicales avec notre équipe.»

Les billets pour les spectacles du Memphis Cabaret seront en vente sur le site Memphis.com, sur enspectacle.ca ou au 819 380-9797. Des forfaits souper-spectacle sont également offerts.

Chez Martin
En plus du dévoilement de la programmation automnale, Martin Fontaine a indiqué qu’il avait lancé des invitations à plusieurs artistes qu’il côtoie dans l’univers des Porn Flakes. Kevin Parent, Roch Voisine et Daniel Boucher pourraient bien défiler sur la charmante scène du centre-ville trifluvien.

«On va concocter des choses pour ici. Tu n’auras pas le show de Kevin Parent qui est en tournée partout dans les salles. On va faire quelque chose d’unique. Les artistes font le tour des diffuseurs mais moi, ce n’est pas ce que je veux. Quand ils vont venir chez moi, c’est pour présenter quelque chose de différent.»

L’idée du laboratoire est donc de permettre aux artistes de faire ce qu’ils ne font pas ailleurs et d’offrir au public une prestation dans un environnement très intimiste.

«C’est rare que tu aies un gars qui a son chez-lui et qui va faire ses propres productions donc c’est assez unique dans le coin. Ça prend du guts pour faire ça. Ce n’est pas de l’égo. C’est juste de dire que j’ai besoin d’une place pour divertir», expliquait Martin Fontaine.