L’organisme Les Petits Frères tenait son repas de Pâques dimanche au restaurant Vincenzo de Trois-Rivières.

Un repas de Pâques pour briser l’isolement

TROIS-RIVIÈRES — Les bénévoles de l’organisme Les Petits Frères se sont activés à l’occasion du week-end pascal. Afin de briser l’isolement, l’organisme tenait plusieurs événements un peu partout au Québec, dont un repas de Pâques à Trois-Rivières réunissant 70 personnes.

«Ceux que nous appelons nos vieux amis sont âgés de 75 ans et plus et ils sont isolés socialement. Ils n’ont pas de liens significatifs ou pas de liens du tout avec leur famille. Nous recréons une famille autour de ces gens», explique Keven Michaud, coordonnateur d’équipe pour Les Petits Frères de Trois-Rivières. «Nous suivons nos vieux amis partout où ils vont par la suite. On leur fait la promesse qu’on va toujours être là pour eux.»

Les Petits Frères ont assuré une présence auprès des gens seuls dans une quinzaine de villes à travers le pays. Les bénévoles de l’organisme ont rendu visite à quelque 1400 personnes âgées, souvent seules.

Ils leur ont offert du chocolat, ont partagé des repas en leur compagnie et les ont accompagnés dans certains cas à la cabane à sucre, au restaurant ou dans une grande réception.

Joanne Parmenter, la directrice régionale de l’organisme, à Montréal, explique que 400 personnes ont été conviées dimanche dans un hôtel pour un banquet de Pâques. Mme Parmenter raconte que certains aînés rêvaient depuis des semaines de ce jambon à l’ananas qu’ils ont partagé autour d’une table animée, vêtus de leurs plus beaux habits.

«Ils retournent chez eux avec des souvenirs mémorables. Ils en ont encore pour deux mois à se rappeler de ce beau moment-là», indique-t-elle.

Quant aux bénévoles, ils sont touchés par l’isolement qui accompagne parfois l’âge d’or, fait-elle valoir.

Elle dit même constater une plus grande sensibilité à l’égard de ce groupe auparavant «délaissé». «Je pense qu’à un moment donné, on avait oublié que c’était des gens à qui on devait beaucoup», se désole-t-elle.

Les célébrations pascales constituent le deuxième moment fort de l’année pour Les Petits Frères, après le temps des Fêtes.

«Pâques, c’est aussi un renouveau. On sort d’une période un peu morne et moche», expose Joanne Parmenter. «L’hiver, les personnes qui ont la capacité de sortir seules vont quand même moins le faire. Si elles n’ont personne pour les aider, elles ont été encabanées plusieurs mois. Quand vient le printemps, ça fait vraiment un changement.»

Avec la collaboration de PC