Du programme Surveillance de quartier, on reconnaît Marc-André Hould, Marie Laliberté, Eric L’Espérance, le coordonnateur Pierre Thibeau ainsi que Suzanne Lefebvre, qui sont accompagnés de l’agent aux relations communautaires Stéphane Chapdelaine.

Un registre des caméras de surveillance est lancé à Trois-Rivières

Trois-Rivières — La Direction de la police de Trois-Rivières lance un appel à la population afin de bonifier un nouvel outil dont elle vient de se doter, le registre des caméras de surveillance. Ce registre permettra notamment d’accélérer le travail des policiers et enquêteurs lorsqu’un crime est commis sur le territoire.

L’idée est venue du Service d’identité judiciaire de la police de Trois-Rivières, qui avait déjà établi une base de données de plus de 825 adresses à Trois-Rivières possédant des caméras de surveillance, une base de données bonifiée au fil des enquêtes et vérifications réalisées depuis de nombreuses années. Sur ces 825 adresses, on compte 618 commerces, 116 résidences et 91 institutions.

«Aujourd’hui, ce qu’on lance, c’est un programme de recensement des caméras de surveillance, mais sur tout le territoire, donc le commercial, l’institutionnel mais également le résidentiel. Le but est d’avoir une valeur ajoutée aux enquêtes policières lorsqu’on n’a pas de suspect ou de témoin d’un événement. On va se faire une banque pour répertorier l’ensemble des caméras de surveillance sur le territoire», résume le sergent Luc Mongrain, responsable des relations publiques pour la Direction de la police de Trois-Rivières, qui précise que l’outil se déploie en partenariat avec le programme Surveillance de quartier.

Il n’est pas rare, lors de la commission d’un crime, que les enquêteurs et techniciens en identité judiciaire se rendent d’une résidence à l’autre dans le secteur où le crime a été commis pour vérifier si des caméras de surveillance étaient en fonction et si des images pourraient aider le travail d’enquête. «Quand ce registre-là sera déployé, ce sera facilitant pour les enquêtes et les patrouilleurs. On pourra aller cibler les caméras de surveillance qui pourraient avoir capté des images. On va sauver beaucoup de temps de pré-enquête pour aller cogner et demander aux gens s’ils ont des caméras», fait savoir le sergent Mongrain.

Le registre servira notamment à établir une carte de géolocalisation des caméras de surveillance qui permettra de cibler rapidement les caméras dans un secteur donné pour faire avancer une enquête. Les propriétaires de caméras, assure-t-on, ne seraient pas assignés comme témoins à la cour, mais seul le matériel vidéo capté par leurs caméras pourra être utilisé pour bonifier la preuve dans le cadre de procédures judiciaires.

«L’inscription au registre des caméras de surveillance est basée sur le respect de la vie privée. Les policiers n’auront aucun accès en direct aux images captées par les caméras. De ce fait, l’accessibilité au contenu ne se fera seulement qu’avec le consentement du propriétaire du système de surveillance. Ainsi, toute personne inscrite au registre pourra se désinscrire à tout moment, selon sa volonté», précise M. Mongrain.

Les citoyens et commerçants possédant des caméras de surveillance sur leurs propriétés et qui désirent s’inscrire au registre peuvent le faire sur le site Internet de la Ville au www.v3r.net,