Les enfants ont transformé le tissu en pochettes pratiques.

Un projet écologique à l’école Richelieu

Trois-Rivières — En avril dernier, les élèves de l’École primaire internationale de Trois-Rivières apprenaient à fabriquer de jolis sacs réutilisables à partir de champs stériles, un tissu bleu servant à emballer des outils stériles pour le bloc opératoire de l’hôpital de Trois-Rivières. La bonne idée n’est pas restée lettre morte.

Les 153 élèves de l’école primaire Richelieu du secteur Trois-Rivières-Ouest ont en effet récemment suivi ce bon exemple en fabriquant, à partir de ces mêmes tissus, ce qu’ils appellent des ‘‘sacs facteurs’’.

Ces pratiques pochettes suivront chaque élève tout au long de son parcours scolaire. Les enfants y mettront tous les documents devant être apportés à la maison comme des examens à faire signer, des lettres aux parents, des fiches de comportement ou autres. Auparavant, les enfants étaient invités à se servir de pochettes en plastique.

L’école Richelieu, rappelons-le, est une des 1500 écoles vertes Bruntland qui se gouvernent d’après six principes qui sont de réduire la consommation des ressources, de réutiliser les biens, recycler les biens, réévaluer les systèmes de valeurs, restructurer les systèmes économiques et redistribuer les ressources.

Le projet de sacs facteurs fait partie d’un effort de réduction des déchets.

Les champs stériles sont amassés dans les hôpitaux de la région par les étudiants en sciences infirmières qui participent au projet PICOM de l’UQTR. Ces tissus étant complètement stériles, ils sont sans danger pour les enfants, mais sont habituellement jetés par les hôpitaux qui ne peuvent leur trouver un second usage.

Le projet de transformation a été réalisé à l’école en collaboration avec la Maison Origami, une coopérative de solidarité qui s’inscrit dans une lancée de récupération des tissus de champs stériles permettant de faire plusieurs projets utiles pour la société et bons pour l’écologie.