En janvier dernier, la Ville annonçait l'élargissement du programme à la zone du centre-ville et dégageait du même coup un budget de 500 000 $ pour l'année 2017.

Un programme trop populaire

La Ville de Trois-Rivières se retrouve face à un heureux problème avec le récent élargissement du territoire de son programme de subvention pour la rénovation et son Plan d'implantation et d'intégration architectural (PIIA).
Le programme connaît un tel engouement que le budget alloué pour l'année 2017 est déjà écoulé. Devant cette réalité, le conseil municipal se penchera prochainement sur des solutions pour renflouer les coffres et permettre aux propriétaires intéressés de pouvoir aller de l'avant avec leurs travaux.
Rappelons que le PIIA s'étendait auparavant au secteur de la rue Hertel, sur la rue Notre-Dame Est dans le secteur Cap, dans le parc des Anglais à Sainte-Marthe ainsi que dans le noyau villageois du secteur Pointe-du-Lac.
Il visait à fournir aux propriétaires une aide financière pour réaliser certains travaux d'amélioration et de conservation du patrimoine. En janvier dernier, la Ville annonçait l'élargissement du programme à la zone du centre-ville et dégageait du même coup un budget de 500 000 $ pour l'année 2017.
L'aide financière du programme de subvention pour la rénovation varie d'un projet à l'autre, mais peut aller jusqu'à 20 000 $ pour un bâtiment, et même jusqu'à 40 000$ pour des immeubles classés patrimoniaux qui entrent dans les critères du PIIA.
Mais voilà que le programme a connu tellement de succès que les propriétaires se butent maintenant à une liste d'attente, car les fonds pour l'année 2017 ont déjà été épuisés. «Nous avons effectivement une trentaine de demandes qui sont sur une liste d'attente», confirme le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant.
C'est le conseiller municipal de Marie-de-l'Incarnation, Jean-François Aubin, qui a sonné l'alarme auprès de ses collègues en séance de travail, lundi après-midi, alors que plusieurs citoyens de son secteur l'avaient contacté, déçus de ne pouvoir avoir accès à cette aide financière pour des travaux initialement prévus dès cet été.
«J'ai reçu des téléphones de citoyens la semaine dernière. J'ai donc envoyé un courriel à tous mes collègues et nous en avons discuté, à savoir qu'il fallait rapidement bouger sur cette question. C'est un beau programme, et je pense que nous avons tous reconnu l'importance de se pencher là-dessus», évoque M. Aubin.
Ce dernier espère que la Ville pourra dégager une marge de manoeuvre à même les surplus du budget 2016, qui seront bientôt annoncés.
«Chaque année depuis que je suis au conseil, on a toujours dégagé des surplus supérieurs à ceux anticipés. Une fois que nous avons versé le pourcentage prévu au remboursement de la dette, je suis certain que nous sommes capables d'aller chercher une certaine marge de manoeuvre pour alimenter de nouveau ce programme, qui est très populaire», mentionne-t-il, ajoutant que le programme est gagnant pour tous, étant donné qu'il incite les propriétaires à rénover les immeubles, embellissant ainsi les quartiers et faisant aussi tourner l'économie.
Jean-François Aubin espère que cette question pourra être débattue lors du prochain conseil municipal, afin de permettre aux citoyens en attente d'avoir accès à des subventions rapidement pour entamer les travaux prévus dès cet été.
De son côté, le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant, confirme qu'une volonté politique de renflouer les coffres du programme se dégageait, lundi.
«Les élus vont se pencher sur cette question pour l'année en cours. Mais tous s'entendent sur la nécessité d'en rajouter, ça semblait faire consensus», indique-t-il.