Marie-Hélène Fortier a été la première à essayer le vélo pélican du Parc de l’île Saint-Quentin, jeudi. Avec elle, de gauche à droite: Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières, Roger Lavergne, directeur de la Fondation Fusée, Pierre-Luc Fortin, président de la Corporation pour le développement de l’île Saint-Quentin, et Hélène Houde, conseillère en sport à l’Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie.

Un premier vélo pélican à l'île Saint-Quentin pour les personnes à mobilité réduite

ROIS-RIVIÈRES — Le Parc de l’île Saint-Quentin a présenté jeudi son premier vélo pélican, une bicyclette qui permet de transporter une personne en fauteuil roulant.

Marie-Hélène Carrier, une Trifluvienne qui doit se déplacer en fauteuil roulant et qui avait amené la direction du Parc de l’île Saint-Quentin à s’intéresser à ce vélo adapté, était tout sourire alors qu’elle se faisait promener, jeudi matin. Cet équipement sera à la disposition des visiteurs du parc, gratuitement, qu’ils soient membres ou non.

«Il suffit d’aller au pavillon de l’administration, où le vélo sera entreposé, et de montrer sa carte de membre ou le reçu de la billetterie, explique Pierre-Luc Fortin, président de la Corporation pour le développement de l’île Saint-Quentin. Il n’y a pas de frais supplémentaires.»

Les personnes désirant emprunter le vélo pélican devront suivre une courte formation pour leur permettre de se familiariser avec l’engin, qui dispose d’une assistance électrique, avant de partir sur les sentiers de l’île avec la personne qu’elles accompagnent.

«La personne doit savoir comment ça fonctionne, parce qu’il y a une vie aussi devant elle, souligne M. Fortin. Il y a une façon d’accélérer et de tourner, ce n’est pas comme un vélo standard. Il faut y aller mollo au début et après, ça va bien.»

Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, s’est réjoui de cette acquisition qui permettra aux gens à mobilité réduite de profiter du parc. «L’île Saint-Quentin, c’est un joyau au centre de la ville. C’est important que ce joyau soit accessible», a-t-il déclaré.

Ce premier vélo pélican a coûté près de 6000 $. La Fondation Fusée en a payé environ 80% et le reste l’a été par l’Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie.

«Quand on a vu la qualité de l’appareil et que ce serait ouvert à tout le monde, on ne pouvait faire autrement qu’accéder à cette demande (de la Corporation)», souligne Roger Lavergne, directeur de la Fondation Fusée. Ce dernier n’exclut pas que sa fondation participe à l’achat d’autres équipements similaires dans la région. «C’est le premier vélo de cet acabit qu’on paie, mais ce n’est certainement pas le dernier, promet-il. On va faire des jaloux!»

La Corporation pour le développement du parc de l’île Saint-Quentin souhaite toutefois voir quelle popularité aura ce premier vélo pélican avant de penser à en acquérir d’autres.

M. Lavergne émet également le souhait que davantage d’activités adaptées soient développées au Parc de l’île Saint-Quentin, activités auxquelles la Fondation Fusée serait heureuse de se greffer.