Le clown humanitaire Guillaume Vermette et son ami Gabriel Harnois-Drouin ont fait équipe vendredi dernier afin de distribuer des bonbons à des enfants défavorisés de Trois-Rivières.
Le clown humanitaire Guillaume Vermette et son ami Gabriel Harnois-Drouin ont fait équipe vendredi dernier afin de distribuer des bonbons à des enfants défavorisés de Trois-Rivières.

Un policier, un clown et des bonbons

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Vendredi dernier, à l’occasion de l’Halloween, Gabriel Harnois-Drouin est allé distribuer des bonbons auprès d’enfants d’une école défavorisée. Il ne l’a pas fait d’une façon ordinaire, alors qu’il était aux commandes d’une catapulte qui envoyait les friandises aux jeunes, façon originale de maintenir une distance sociale. Ce qui n’était pas ordinaire non plus, c’est que Gabriel, atteint du syndrome Lesch-Nyhan, l’a fait de façon bénévole.

La maladie rare de Gabriel le coince dans un fauteuil roulant et l’empêche notamment d’avoir suffisamment de tonus pour se déplacer par ses propres moyens.

Le 30 octobre dernier donc, Gabriel participait à une activité de remise de bonbons avec le centre de jour auquel il se présente à raison de trois jours par semaine.

Déguisé en policier, le jeune homme de 25 ans avait également transformé son quadriporteur en autopatrouille.

«J’ai choisi un policier juste parce que je trouvais ça le fun», explique Gabriel, accompagné de sa mère, Danielle Harnois.

Gabriel a téléphoné à son bon ami Guillaume Vermette, le clown humanitaire qui n’a plus besoin de présentation, pour qu’il vienne lui donner un coup de main. Ce que ce dernier n’a pu refuser.

«Une magnifique (et épique!) façon de distribuer du bonheur et des bonbons en respectant les mesures sanitaires. Quand Gab m’a contacté pour m’inviter à être là... comment j’pouvais dire non à ça?!?», écrit-il sur sa page Facebook.

Une relation d’amitié qui fait le bonheur de Gabriel. «On s’est rencontrés comme ça, au centre de jour où je vais. On est devenus de bons amis. J’ai beaucoup aimé, c’était plaisant», sourit-il.

Ce moment magique a pu être vécu en direct par la famille de Gabriel, qui suivait tous les faits et gestes par le biais d’une tablette électronique grâce à laquelle l’action était filmée.

«C’était vraiment un beau moment. Elles sont formidables, les personnes qui travaillent au centre de jour», souligne Mme Harnois.

Une journée qui a fait du bien à tout le monde, en somme.