La page 5 de l’édition du "Nouvelliste" du 3 janvier 2000 occupe une place de choix dans le livre de bébé d’Alexandre St-Arnaud.

Un petit ange devenu grand

Trois-Rivières — Le 1er janvier dernier, le troisième millénaire a atteint l’âge de la majorité. Ce fut également le cas pour Alexandre St-Arnaud, qui avait été le premier bébé à voir le jour dans les années 2000 dans la région.

Lors de la dernière journée de l’année 1999, le Québec en entier craignait que les systèmes informatiques ne flanchent au tournant du millénaire. La chanteuse Céline Dion charmait des milliers de spectateurs au Centre Bell et Suzanne Goyette et Jean St-Arnaud attendaient l’arrivée de leur premier enfant en regardant paisiblement le spectacle de la diva qui était diffusé à la télévision. Le petit Alexandre est finalement né quelques heures après le coup de minuit, soit à 6 h 02.

Dix-huit ans plus tard, le possible «bogue de l’an 2000» n’est plus qu’un vague souvenir pour les Québécois, Céline Dion est toujours aussi populaire... et le petit Alexandre est devenu un grand gaillard qui a vécu une enfance et une adolescence heureuses entouré de ses proches. Il est également devenu le grand frère de Frédéric, 14 ans, et Nicolas, 10 ans.

Sans dire que le fait d’être né à l’aube du millénaire lui a porté chance, force est d’admettre que l’existence d’Alexandre a été paisible et sans histoire jusqu’à maintenant. Après ses années à l’école primaire, il a poursuivi son parcours académique au Séminaire Saint-Joseph. En août dernier, il a commencé ses études collégiales en Sciences de la nature au Cégep de Trois-Rivières et envisage de s’inscrire en génie lorsque viendra le temps de faire le saut à l’université.

Jean St-Arnaud et Suzanne Goyette sont fiers de ce qu’est devenu leur fils Alexandre, qui est né le 1er janvier 2000.

Garçon très actif, il a pratiqué plusieurs sports au cours des années, dont le soccer, le ski alpin, la voile et le football. Il a notamment participé aux Jeux du Québec en voile en 2016 et a porté les couleurs du Vert et Or pendant quatre saisons. Le football est en quelque sorte devenu une passion pour lui. Après avoir reçu le prix Gilles-Doucet – qui récompense un joueur ayant fait preuve de fierté, d’engagement et de respect – à la fin de la saison 2016, il a joint l’équipe d’entraîneurs de la formation cadette de la maison d’enseignement de la rue Laviolette à titre de responsable des receveurs de passe. Son frère Frédéric faisait d’ailleurs partie de l’équipe qui a remporté le Bol d’Or l’automne dernier.

Le jeune homme avoue candidement qu’il n’a jamais senti qu’il était différent des autres enfants de son âge.

«C’était juste un peu spécial quand les gens me demandaient quand j’étais né ou quand je voulais faire des fêtes d’amis. Ça rendait les choses un peu plus compliquées», raconte-t-il avant de préciser que ses parents faisaient toujours en sorte que son anniversaire prenne le dessus sur les festivités du Nouvel An.

M. St-Arnaud et Mme Goyette se disent très fiers de ce que sont devenus Alexandre et ses deux frères. Sans le qualifier d’ange, Mme Goyette n’hésite pas à dire que son aîné a été un enfant facile depuis sa naissance.

«Ce fut un enfant normal avec ‘‘quelques petites passes’’ à l’adolescence. Ça s’est très bien passé quand même! C’est un garçon calme, fiable, responsable et autonome», mentionne-t-elle sous le regard approbateur de son conjoint.

«C’est tout le portrait de son père», lance ce dernier avant d’esquisser un sourire.

De beaux souvenirs

La journée du 1er janvier 2000 et celles qui ont suivi regorgent de souvenirs pour les parents d’Alexandre. M. St-Arnaud se souvient notamment que sa conjointe et lui n’étaient pas excités outre mesure à l’idée de devenir les parents du premier bébé à naître au troisième millénaire. Tout ce qu’ils voulaient, c’était avoir un bébé en santé.

«Je me souviens que ce sont les infirmières qui nous avaient dit que ça pourrait être le premier bébé de l’année», mentionne-t-il.

Il ajoute que l’engouement causé par la naissance de leur fils et l’intérêt que les médias leur ont accordé représentent de beaux souvenirs pour son épouse et lui. La page 5 de l’édition du Nouvelliste du 3 janvier 2000 occupe d’ailleurs une place de choix dans le livre de bébé d’Alexandre.