La nouvelle surface de jeu pour planches à roulettes au parc Frank-Gauthier ne manquera pas d’attirer les adeptes de cette discipline.

Un parc de planches à roulettes à la hauteur des attentes

Shawinigan — Les adeptes de planches à roulettes ne devraient plus avoir à se déplacer en séance publique du conseil municipal de Shawinigan afin de déplorer le manque d’infrastructures pour s’adonner à leur passion dans leur ville. Vendredi matin, le maire, Michel Angers, a officiellement inauguré un site digne des attentes des amateurs au parc Frank-Gauthier, dans le secteur Grand-Mère. Un investissement de 200 000 $ qui sera répété à l’été 2018, cette fois au parc Antoine-St-Onge, dans le district des Hêtres.

La surface de jeu contraste fortement avec l’aménagement de fortune que des jeunes et des adultes avaient conçu tout près de l’écocentre, au printemps 2016. En mai, ils s’étaient déplacés à l’assemblée régulière du conseil pour déplorer l’absence d’un parc spacieux à Shawinigan pour permettre aux jeunes de s’éclater. Un an et demi plus tard, ils peuvent célébrer.

«Quand on veut garder nos jeunes occupés, il faut leur donner les infrastructures nécessaires», convient M. Angers, qui reconnaît que la démarche des adolescents et de leurs parents devant les élus, l’an dernier, avait sensibilisé le conseil municipal à l’importance de cet enjeu.

«Nous avions des projets qui étaient plus ou moins à la hauteur des talents d’ici», mentionne le maire. «Nous avons donc rehaussé notre parc pour nous assurer qu’il soit de qualité. On me dit qu’un soir cette semaine, il y avait une centaine de jeunes!»

Cet engouement conforte le conseil municipal, qui orientait d’abord cette surface au parc de la Rivière-Grand-Mère. M. Angers a rendu hommage aux conseillères des districts du Rocher et de la Rivière, Lucie DeBons et Nancy Déziel, qui ont sensibilisé leurs collègues à l’importance d’implanter cette infrastructure en plein coeur du secteur Grand-Mère.

«Les jeunes veulent pratiquer une activité, mais ils veulent aussi être vus, puisque c’est un sport d’agilité», fait remarquer M. Angers. «Au parc de la Rivière-Grand-Mère, ça aurait été trop isolé. Ici, ce sera éclairé en soirée. Ça permettra également aux citoyens d’apprécier le spectacle.»

Hugo Papillon, président de Papillon Skatepark, un sous-traitant associé au projet, s’amusait avec les enfants vendredi matin. Il pratique la discipline depuis 18 ans.

«Je voulais m’assurer qu’il y ait une bonne circulation et une possibilité d’évolution pour les jeunes», explique-t-il. «Nous avons des modules de tous les niveaux. Il y aura autant de plaisir pour les débutants que les experts.»

Le parc aménagé dans le secteur Grand-Mère répond à un niveau débutant-intermédiaire, tandis que celui du parc Antoine-St-Onge devrait être pour les planchistes intermédiaires et avancés, ce qui stimulera encore davantage la créativité des amateurs.

«À cet endroit, mon but sera de faire des modules encore plus uniques», souligne M. Papillon. «On veut faire en sorte que les gens viennent de l’extérieur pour essayer le parcours.»

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En début de semaine, Judeline Corriveau, candidate à la mairie, trouvait que la Ville de Shawinigan accélérait la cadence des annonces depuis le début de la campagne électorale. L’inauguration d’un parc de planches à roulettes sous une fraîche brise automnale ne changera certainement pas sa perception.

«Ça ne me dérange pas du tout!», assure M. Angers. «Il vient d’être terminé. C’est le conseil municipal en place qui a pris cette décision. Il nous revient donc de droit, campagne électorale ou pas, de faire ces annonces.»

L’investissement réjouit également la Sûreté du Québec qui, par sa présence sur divers comités à Shawinigan et sur le terrain, constatait l’appétit des jeunes pour obtenir un parc de planches à roulettes qui répondait à leurs attentes.