Janyse L. Pichette prend sa retraite vendredi de la direction générale de la MRC de Maskinongé.

«Un pan de vie qui se tourne» pour Janyse L. Pichette

Louiseville — «J’ai l’impression d’avoir fait ce que j’ai pu pour le développement du territoire et le bien de la communauté. Mais c’est tout un pan de vie qui se tourne.»

Comme elle le reconnaît d’emblée, Janyse L. Pichette s’apprête à vivre un grand changement dans sa vie. La directrice générale de la MRC de Maskinongé quitte son poste vendredi pour prendre sa retraite après un passage de 25 ans à cette fonction.

Secrétaire-trésorière de la Municipalité de Sainte-Ursule de 1983 à 1994, elle a côtoyé de près le maire de l’époque, Jacques Charette. Cet homme a fortement influencé la suite de la carrière de Mme Pichette.

«M. Charette était un régionaliste. J’ai commencé à assister aux réunions de la MRC. J’ai vu les dossiers du CLSC, du parc des Chutes, du Baluchon. M. Charette est décédé en 1992. J’ai appliqué sur le poste de directrice générale de la MRC en sa mémoire. J’ai appris beaucoup de lui.»

Non seulement Mme Pichette a posé sa candidature, mais c’est elle qui a été retenue pour succéder à Catherine McMurray. Elle fait son entrée à la MRC de Maskinongé le 4 janvier 1995. Les dossiers majeurs se sont succédé au fil des ans, à commencer par le projet du siège social de la MRC.

«On était au centre communautaire de Louiseville. Le siège social est arrivé en 1995. La bâtisse a été agrandie en 1998, en 2002 et en 2005. Il y a eu la phase 1 du parc industriel régional. En 2002, ça a été les fusions municipales. Cinq municipalités de l’ancienne MRC du Centre-de-la-Mauricie sont arrivées. Au conseil de la MRC, ça a fonctionné tout de suite. Il y a eu une belle collaboration. Il n’y a pas eu de difficultés à intégrer ces cinq municipalités. Il y a aussi le dossier de l’intranet avec les municipalités et les deux commissions scolaires du territoire, ce qui a donné Maskicom, et les ententes de service avec la Sûreté du Québec», énumère Mme Pichette, en parlant de cette organisation qui loge dans la bâtisse de la MRC à Louiseville.

L’arrivée du projet gouvernemental «Villes et villages d’art et de patrimoine» a aussi été un dossier intéressant pour la MRC, rappelle Mme Pichette. Le milieu voulait se doter d’un circuit touristique.

«C’est à la suite de ça qu’on a engagé Pascale Plante comme agente culturelle. Son embauche, en 1999, c’est un de mes bons coups», sourit Mme Pichette, en parlant de celle qui prend sa relève à la directrice générale de la MRC de Maskinongé.

La réalisation de différents projets a amené la MRC de Maskinongé à vivre une expansion remarquable. L’équipe comptait sept employés en 1995. Celle-ci est maintenant composée d’une trentaine d’employés, notamment en raison de la mise en place du service d’ingénierie et de la cour municipale régionale. La disparition en 2015 des centres locaux de développement a aussi entraîné l’intégration des employés du défunt CLD à l’équipe de la MRC.

«La MRC permet de regrouper des services sans une lourdeur et en respect de l’autonomie locale», raconte celle qui conclut sa carrière avec le préfet Robert Lalonde après avoir travaillé avec Bertrand Boulay, Jocelyne Elliot Leblanc et Jean-Paul Diamond.

En 25 ans de carrière à la direction de la MRC de Maskinongé, Janyse L. Pichette a été au centre de nombreux projets de développement. En jetant un regard sur tout ce qu’elle a vécu, elle se réjouit de voir que les intervenants du milieu font preuve de concertation.

Mme Pichette a établi de nombreuses relations professionnelles au fil de sa carrière. Cet aspect va lui manquer, à commencer par l’équipe de la MRC.

«Tu peux être un leader, mais sans équipe, tu ne vas pas loin», conclut celle qui n’a pas de projet de retraite et qui semble très bien vivre avec cela.