Trois-Rivières Ford Lincoln, en collaboration avec l’organisme Trois-Rivières en action et en santé, a présenté, jeudi, une démonstration interactive des simulateurs de facultés affaiblies par l’alcool et les drogues de Ford du Canada. On voit ici Ariane Bérubé de la Maison de jeunes Alternative jeunesse lors de la simulation.

Un outil de prévention de plus

Trois-Rivières — Si vous êtes totalement à jeun, cela ne devrait pas être trop compliqué d’attraper une balle de tennis, de contourner des cônes ou d’ouvrir une portière de voiture. Mais affublé de la combinaison mise au point par Ford, c’est un véritable défi.

Parlez-en à Brice Kermagoret, de la Maison de jeunes Le Transit, et à Ariane Bérubé, de la Maison de jeunes Alternative jeunesse. Ils ont servi de cobayes, jeudi, au parc Laviolette, à la démonstration de combinaisons simulant les effets de l’alcool ou les drogues, organisée par Trois-Rivières Ford Lincoln, en collaboration avec l’organisme Trois-Rivières en action et en santé (TRAS). L’objectif était évidemment de démontrer que sous l’emprise de l’alcool ou des drogues, il est dangereux, voire impossible, de prendre le volant.

Les simulateurs sont composés notamment d’un casque audio, de lunettes déformantes, d’une minerve, d’attelles aux coudes et aux genoux ainsi que de lests aux poignets et aux chevilles. Munie de la combinaison simulant les effets de l’alcool, Mme Bérubé ne pourrait vraisemblablement pas jouer ni même être chasseuse de balle à un tournoi de tennis. Elle n’a pas non plus épargné les quelques cônes qu’elle devait contourner. Après qu’elle se soit assise derrière le volant d’un véhicule, elle en est rapidement venue à la conclusion qu’elle ne pourrait pas partir en balade. «Juste de voir le tableau de bord, c’est difficile. C’est impossible, je ne pourrais pas conduire», a-t-elle conclu.

M. Kermagoret a quant à lui essayé la combinaison simulant les effets de la drogue. En plus de voir plus de cônes qu’il y en avait vraiment, il avait une démarche quelque peu chancelante et il a dû s’y prendre à quelques reprises pour ouvrir une portière. «C’est inimaginable de penser conduire comme ça. J’ai des stimuli visuels. J’ai la main qui shake. J’ai l’impression d’être en déséquilibre», a-t-il décrit.

Les jeunes de la région ne pourront pas essayer ces combinaisons puisqu’elles font le tour du pays. Ford compte les sensibiliser en diffusant cette simulation sur les réseaux sociaux. De plus, toujours dans cette optique de sensibilisation, M. Kermagoret et Mme Bérubé ont maintenant la mission d’aller raconter ce qu’ils ont vécu. «Nous, ce qu’on souhaite faire, c’est vraiment d’utiliser cette expérience pour sensibiliser les jeunes. On a vécu cette expérience alors qu’on était à jeun, donc imaginez les effets lorsque quelqu’un est vraiment en état d’ébriété. On veut vraiment les sensibiliser à l’importance de ne pas conduire quand ils ont consommé», explique Mme Bérubé. «C’est un événement qui vient enrichir nos services aux Trifluviens. Ça permet aux organismes qui sont près des jeunes de pouvoir échanger sur le sujet, ça leur permet de dire: ‘‘Je l’ai essayé je l’ai expérimenté’’. C’est un exemple, un outil, un argumentaire supplémentaires auprès du jeune. Ces combinaisons, c’est un outil de plus pour pouvoir transmettre un nouveau message», souligne Julie Charbonneau, coordonnatrice de TRAS, organisme dont la Yolo-Van a parcouru la ville cet été pour faire la promotion des saines habitudes de vie.

Cette dernière souligne aussi que, selon des statistiques de la Direction de la police de Trois-Rivières, en 2018, 16 conducteurs âgés entre 16 et 30 ans ont été arrêtés pour conduite avec les facultés affaiblies par la drogue ou l’alcool. En 2019, déjà 39 conducteurs de cette tranche d’âge ont été arrêtés.

La rentrée scolaire est d’ailleurs un moment tout indiqué pour faire une telle démonstration, selon Charlène Gauthier de Trois-Rivières Ford Lincoln. «On trouve que c’est vraiment important de s’impliquer dans notre communauté. On trouve aussi que c’est important avec la rentrée scolaire de sensibiliser les jeunes à la conduite avec les facultés affaiblies. C’est le bon moment de passer le message avec les initiations qui s’en viennent, les intégrations, les partys de la rentrée. Si on peut faire la différence ne serait-ce que pour une personne qui décide de ne pas prendre le volant avec les facultés affaiblies, ce sera mission accomplie.»