Le lancement du cadre numérique Familink, spécialement conçu pour les aînés, avait lieu à la Maison des Grands-Parents, à Trois-Rivières. Sur la photo: Jean-Denis Girard, député de Trois-Rivières, Hélène Lapointe, directrice de la Maison des Grands-Parents, Alexis Le Goff et Jiri Kosla, cofondateurs du cadre Familink, et Robert Aubin, député fédéral de Trois-Rivières.

Un nouvel outil pour briser l’isolement des aînés

TROIS-RIVIÈRES — Un nouvel outil conçu pour contrer l’isolement des aînés fait son apparition en Mauricie. Les cofondateurs du cadre numérique Familink sont venus de France spécialement pour le lancement de leur produit au Québec à la Maison des Grands-Parents à Trois-Rivières, vendredi.

La personne âgée à qui appartient le cadre numérique verra apparaître des photos ainsi qu’un court message envoyés par des membres de sa famille sur l’appareil, sans qu’aucune manipulation soit nécessaire. Le cadre numérique, qui nécessite seulement d’être branché au mur pour fonctionner, se met en marche en début de journée et s’éteint par lui-même le soir.

Une carte SIM placée à l’intérieur permet aux gens qui n’ont pas d’accès wi-fi d’utiliser le cadre numérique.

«Ça permet aux aînés qui n’ont pas forcément d’Internet, de téléphone ou de tablette de recevoir des photos en n'ayant absolument rien à faire», note le concepteur du cadre Familink, Alexis Le Goff.

Briser l’isolement des aînés
C’est en vivant des difficultés de communication avec ses propres grands-mères qui vivent à plus de 1000 kilomètres de distance de son lieu de résidence qu’Alexis Le Goff a eu l’idée de créer un cadre numérique simple à utiliser pour les personnes âgées.

«Au départ, ça répondait à un besoin personnel», indique-t-il. «C’est devenu indispensable pour elles. Elles se réveillent le matin et regardent les photos qu’elles ont reçues.»

Questionné sur la possibilité que certaines personnes aient tendance à envoyer des photos par le biais du cadre Familink au lieu de rendre visite aux membres de leur famille du troisième âge, M. Le Goff a tenu à préciser que des photos à elles seules ne peuvent combattre l’isolement.

«Le but de ce produit n’est pas de remplacer la visite physique, mais plutôt de lutter contre la distance. Rien ne remplace la visite physique», assure-t-il.

Les cofondateurs ont d’ailleurs pris la décision de limiter le nombre de photos pouvant être envoyées sur le cadre à 10 par jour. «Le but n’est pas d’en envoyer une grande quantité, mais d’en envoyer tous les jours pour donner des nouvelles, de garder une régularité», souligne M. Le Goff.

«Ça m’apparaît un outil technologique absolument révolutionnaire, tout à fait sécuritaire, qui nous permet de rester en contact avec nos proches», mentionne le député de Trois-Rivières au fédéral, Robert Aubin.

La Mauricie, un endroit stratégique
Ce n’est pas par pur hasard que le lancement officiel du cadre numérique Familink avait lieu à la Maison des Grands-Parents, à Trois-Rivières, vendredi.

«La Mauricie est l’endroit où l’on compte le plus grand nombre d’aînés au Canada», affirme Jean-Denis Girard, député de Trois-Rivières à l’Assemblée nationale.

«On est venus au Québec en avril et on a vu que les problématiques d’isolement étaient exactement les mêmes qu’en France, et même encore plus, vu la grandeur du Canada», indique Alexis Le Goff.

La Maison des Grands-Parents, organisme qui encourage les liens inter-générationnels par le biais de différentes activités, sera d’ailleurs le premier acheteur du cadre Familink au Canada.

Une volonté d’expansion
Les cofondateurs de Familink souhaitent, dans les prochaines années, agrandir l’écran du cadre numérique, en plus de développer l’envoi de vidéos en plus des photos. Également, à long terme, ils aimeraient connecter l’appareil à Facebook Messenger afin de faciliter l’envoi de photos de la part des membres de la famille du propriétaire du cadre numérique.

Après avoir été commercialisé dans plusieurs pays d’Europe tels que la France, la Belgique et l’Allemagne, le cadre Familink sera disponible au Québec dès le 21 octobre prochain. Les co-fondateurs aimeraient développer un marché dans le reste du Canada, pour ensuite s’attaquer aux États-Unis.

Le cadre numérique Familink coûte 199 $ à l’achat, ce qui comprend un abonnement de trois mois au 3G de la carte SIM. Ensuite, les usagers ont le choix de connecter leur appareil à un service wi-fi gratuitement ou de s’abonner au service 3G de Familink pour 9,90 $ par mois.