Maxime Descôteaux et Steeve Richards, fondateurs du Centre de réhabilitation Cécropia pour animaux à Saint-Alexis-des-Monts.

Un nouveau refuge pour animaux s’installe

LA TUQUE — Les fondateurs du Centre de réhabilitation de la faune Cécropia, Maxime Descôteaux et Steeve Richards, sont animés par un amour inconditionnel des animaux. Ils se sont donné comme mission de sauver des animaux sauvages et de les remettre en forêt. Ils ont lancé le centre, où l’on s’occupe d’animaux orphelins ou en détresse, en avril dernier à Saint-Alexis-des-Monts.

«On prend les bébés animaux ou les animaux blessés, on les soigne, on les nourrit et quand ils sont prêts à être réhabilités en forêt, nous on tente le mieux possible de les remettre à l’état sauvage», explique Maxime Descôteaux.

Ce dernier a toujours été plongé dans cet univers. L’envie de tenir un refuge a toujours existé. C’est son emploi au Zoo de Saint-Édouard qui a véritablement déclenché le processus.

«Une fois que tu entres dans le monde des animaux et de la garde d’animaux sauvages en captivité, c’est plus facile de connaître les règlements et les lois. À partir de là, j’ai pu demander un permis. On l’a eu en avril dernier», raconte M. Descôteaux.

Jusqu’à maintenant, les deux hommes ont pu s’occuper majoritairement de ratons laveurs, mais aussi des mouffettes, un martin-pécheur, un faucon pèlerin, des marmottes, d’écureuils…

«On ne doit pas minoucher les animaux, même si c’est difficile. Le but, c’est de les réhabilité le plus tôt possible et qu’ils continuent d’avoir peur des humains.»

Ce sont les agents de la faune qui prennent la décision finale à savoir si un animal est apte ou non à retourner en nature.

«On a une très bonne collaboration avec eux autres, ils nous aident beaucoup», note M. Descôteaux.

Le centre opère également un deuxième site dans le secteur de la Haute-Mauricie. L’endroit est plus sauvage, plus près de l’environnement naturel de l’animal. On s’en sert principalement pour désensibiliser la bête à l’homme avant de la relâcher.

Parfois, il n’y a rien à faire pour l’animal et la situation se corse pour les propriétaires. Ils doivent leur trouver un endroit où vivre. Les animaux ne peuvent être plus d’un an au centre de réhabilitation.

«C’est un défi de trouver un centre d’observation de la faune qui en voudrait bien», indiquent les fondateurs.

«On a un écureuil qu’on a relâché huit fois et qui revient toujours dans la maison. On a des marmottes qui ont une peur bleue des gens, mais avec nous, ce sont de vrais bébés», raconte-t-il.

Les deux fondateurs émettent certaines mises en garde aux citoyens qui trouvent un animal seul.

«Il ne faut pas les ramasser trop vite. Il faut prendre le temps de bien analyser la situation. Souvent, ils ne sont pas orphelins», expliquent-ils.

«C’est certain qu’il y en a qui sont orphelins, quand la mère se fait frapper par exemple et il faut agir rapidement. La plupart du temps par contre, ce n’est pas le cas.»

Ils rappellent également qu’il n’est pas possible d’aller visiter les animaux au Centre, même ceux qu’on leur a amenés.

«C’est un centre de réhabilitation, ce n’est pas la même chose qu’un centre d’observation», insistent-ils.

On peut toutefois donner des nouvelles de son état, de la façon qu’il a été relâché dans la nature…

Les deux hommes reçoivent des conseils de plusieurs experts dans le domaine pour arriver à leurs fins. Ils travaillent également en étroite collaboration avec l’hôpital vétérinaire de Louiseville.

Les deux fondateurs sont actuellement à la recherche de financement pour leur OBNL. Ils ont lancé une campagne de sociofinancement sur la plateforme de Gofundme https://www.gofundme.com/refuge-cecropia.

«On n’a aucun argent du gouvernement et on doit payer des permis pour être légale et pouvoir opérer [...] On fonctionne avec des dons. C’est purement par passion qu’on fait ça. Il faut être dévoué. Des bébés animaux c’est demandant. Tu ne peux pas mettre ça sur pause et t’en aller ailleurs. On les amène avec nous», a noté M. Descôteaux.

«Ce que l’on accepte aussi, et qui est très apprécié, c’est que les gens nous laissent un don à la clinique vétérinaire de Louiseville. Ça nous fait un coussin quand on a besoin de lait ou de trucs comme ça», a conclu Steeve Richards.